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Comme l’amour, le théâtre peut être gratuit

Timon d'Athènes de la compagnie belge De Roovers. Au Bois de l'Aune les 23 et 24 avril @Stef Stessel

Tout est atypique dans l’histoire du théâtre du Bois de l’Aune. Le parcours de son directeur, Patrick Ranchain. La destinée de cette ancienne salle polyvalente engoncée dans le quartier populaire de Jas-de-Bouffan. La ville qui le gère, la bourgeoise Aix-en-Provence. Et le choix de la gratuité, modèle unique dans l’hexagone.

 

Il y a du cow-boy dans Patrick Ranchain. De l’espèce qui défriche de grands espaces en portant un regard bienveillant sur ses congénères. De la trempe de ces individus curieux et iconoclastes, capable de quitter un habit de scientifique pour passer dans le champ de la culture. Dans une autre vie, le bonhomme a été biochimiste. Il a failli prendre la direction d’un master de management dans le domaine des transferts de technologie puis a bifurqué en fin de compte. Il a un peu la nostalgie des années 90 qu’il brosse à grands traits comme un Far West culturel, paysage un peu brouillon où tant reste à imaginer, où rien n’est encore formaté. À Marseille, il côtoie alors ses vieux amis, Alain Fourneau, à la tête du théâtre des Bernardines, et Hubert Colas, qui vient de mettre en scène sa pièce Nomades, sur le toit de la Cité Radieuse.

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