Fermer

Pour en finir avec le harcèlement scolaire

Par Marie Le Marois

Journaliste

Longtemps sous-estimé, le harcèlement à l’école touche un enfant sur dix. Tout parent peut être concerné, un jour ou l’autre, par cette tragédie. Mais il le saura tardivement car bien souvent l’enfant ne parle pas. Par peur, par honte. Je me suis intéressée à ce sujet en multipliant les approches, car mon fils a lui-même été touché par ce poison. Il est urgent d’agir !

 

Moqueries. Insultes. Affaires abimées. Coups. Surnoms méchants. Jets d’objets. Exclusion. Pris isolément, ces actes peuvent être considérés comme des enfantillages de cour de récré. Additionnés et répétés dans le temps, ces micro-violences relèvent du harcèlement. D’après un rapport de l’Unicef 2017, parmi les élèves de 13 à 15 ans, un peu plus d’un sur trois dans le monde sont victimes de harcèlement.

 

Pour en finir avec le harcèlement scolaire 1
Noémya Grohan

Un harceleur, un harcelé et des témoins

Ce fléau atteint établissements sensibles comme huppés, privés comme publics, primaire comme collège, l’enfant timide comme le boute-en-train. Pas de profil type mais une même relation triangulaire : un harceleur, un harcelé et des témoins. « S’il n’y a pas de spectateurs, il n’y a pas de harcèlement. Certains le font activement pour ne pas s’exclure du groupe ; d’autres se contentent de rire, encourageant ainsi les meneurs à continuer », explique Noémya Grohan dans son livre ’’ De la rage dans mon cartable’’. Un témoignage bouleversant.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Déja membre ? Vous connecter

S'abonner pour lire la suite