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Mais pourquoi la culture s’invite-t-elle dans l’intimité des appartements ?

Par Marie Le Marois

Journaliste

Qu’il s’agisse de musique, de théâtre, de danse ou même de cirque, aujourd’hui la culture aime sortir de son cadre traditionnel pour s’inviter chez les particuliers. Reportage avec le réseau d’actes artistiques Hors-lits dont je suis fan. La prochaine édition se déroule dans le quartier de Samatan à Marseille. Évidemment, j’en serai !

Pas de scène, ni d’amplificateur. La chanteuse jazz Cathy Heiting et ses musiciens jouent dans un petit appartement du vieil Aix-en-Provence, prêté par un particulier. Le salon a été vidé de ses bibelots et le canapé, poussé le long du mur. Le mini concert se déroule face à une vingtaine de spectateurs, âges et styles confondus. Entre chaque morceau, des discussions, une confidence sur l’écriture d’un texte, des applaudissements. Après ce concert, les participants déambulent dans la ville pour une autre performance. Ils ne connaissent pas la destination, ni ce qu’ils vont voir. Tatiana, 38 ans, maman de trois filles, glisse, emballée : « Je ne sais pas à quoi m’attendre, j’aime cet effet surprise ». Changement d’appartement, autre décor, deux danseurs réalisent une performance sur une scène imaginaire délimitée par les jambes des participants. Voici Hors Lits, un réseau national, spontané et bénévole. De Marseille à Lille, de Strasbourg à Nantes, une vingtaine de Hors-Lits quadrille l’hexagone, toujours avec le même concept : un parcours guidé durant lequel les participants visitent quatre appartements, habités chacun son tour par un acte artistique de 20 minutes. Trois groupes de spectateurs (chacun limité à 25 personnes) partent successivement d’un point de rendez-vous donné dans l’espace public et spécifié la veille par mail.

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