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Les hôtes solidaires de Mon toit pour toi

Par Agathe Perrier

Journaliste

[Au fait !] Huit mois après le lancement de Mon toit pour toi, douze hôtes solidaires ont chacun accueilli un jeune réfugié. Depuis, quatre sont devenus financièrement autonomes et ont pu trouver d’autres solutions de logement.

Parmi eux, Souleymane, 22 ans, Guinéen arrivé à Marseille fin 2016, dont nous vous avons compté l’histoire ci-dessous. Hébergé chez Sandrine et Caroline, il y est resté sept mois jusqu’à obtenir une place en CAP restauration en alternance. « Cette formation lui a permis de gagner en autonomie et d’accéder à un logement dans le parc privé », se réjouit Claire Louazel, chargée du programme Mon toit pour toi au sein de l’AAJT.

Une situation identique pour deux autres jeunes, Shamshir et Abdulrauf. Le premier a passé quatre mois et demi chez un couple de jeunes grands-parents. Il est aujourd’hui en chantier d’insertion au sein de l’association Pain et partage avec le projet de devenir boulanger et travaille en parallèle en CDD temps partiel dans un snack. Quant au second, il est resté cinq mois chez un couple au Rove. Il a été embauché dans un restaurant aux Arnavaux et le patron lui cherche une formation qualifiante de commis de cuisine. Dernier jeune à avoir volé de ses propres ailes : Mohammed Zia. Il a été pris dans une formation logistique de plus de six mois à Avignon avec logement fourni. Il n’est resté qu’un mois et demi dans sa famille d’accueil, un couple avec trois jeunes enfants.

Ces quelques semaines passées chez leurs hôtes ont permis aux réfugiés d’avoir un toit sur la tête le temps de stabiliser leur situation, mais pas seulement. De réels liens ont été tissés entre les hôtes et leurs hébergés. Un binôme s’est par exemple inscrit ensemble dans un club de boxe. Un autre est même parti en vacances alors qu’ils ne se connaissaient pas au départ ! Les jeunes font également découvrir leur culture à leurs familles d’accueil, au travers notamment de la cuisine. « Tous passent ensemble des temps d’échange et de rencontre. Les enfants ou petits-enfants de passage sont souvent de grands facilitateurs », souligne Claire Louazel. L’AAJT est par ailleurs toujours en recherche active d’hôtes solidaires (voir bonus en bas de l’article). ♦

 

  • L’article Une chambre pour redémarrer dans la vie avait été publié le 23 janvier. À lire ici.

Une chambre pour redémarrer dans la vie