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Quand le travail nous dévore

Par Marie Le Marois

Journaliste

L’addiction au travail est une maladie méconnue et sous-évaluée. Longtemps masculine, elle touche de plus en plus de femmes qui se reconnaissent souvent trop tard dans cette dépendance. On les appelle les workalcoholic. Je les ai rencontrés.

 

Le workalcoholic, c’est celui qui ne décroche jamais. Son boulot dévore H24 son temps, son énergie et ses pensées. Il a son portable greffé au bout des doigts et surveille sa boîte mail, incapable de se détendre. « Le travailleur compulsif ne voit même pas d’intérêt à prendre du temps pour lui, explique Marc Dumas, chercheur en ressources humaines. Il se met lui-même la pression ». Il a toujours de bonnes raisons : le mail d’un client nécessitant une réponse à 23 heures ou le dossier à boucler pour lundi. Le travail est devenu moins une nécessité qu’un besoin.

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