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Escales zéro fumée en 2025  ? Décryptage

Par Olivier Martocq

Journaliste

C’est l’engagement de la Région qui finance un plan à 30 millions d’euros destinés à réduire la pollution de l’air par les ferries et navires de croisière dans les ports de Nice, Toulon et Marseille. Curiosité, ce sont les contribuables directement impactés par les fumées qui financent les infrastructures et jusqu’aux armateurs pollueurs pour qu’ils équipent leurs flottes en conséquence. Le tout sous le regard bienveillant de l’État, qui participe à minima. Retour sur une séquence de communication réussie mais qui soulève quand même quelques interrogations.

 

Le dossier de presse fourni par la Région en ce jeudi 5 septembre est un petit livret très didactique. Grâce aux pictogrammes et quelques chiffres clés, n’importe quel néophyte peut comprendre les enjeux de ce plan à 5 ans. Politiquement, Renaud Muselier a réussi un beau coup. Sur l’estrade à ses côtés, les maires de Nice et Toulon (LR comme lui), mais également le président du Conseil exécutif de Corse, l’indépendantiste Gilles Simeoni, et surtout deux ministres LRM, Elisabeth Borne en charge de la transition écologique et solidaire et Jean-Baptiste Djebbari, le tout nouveau secrétaire d’État aux transports dont c’est la première sortie en public. Dans la salle, comble, se presse tout ce que Marseille compte comme candidats potentiels à la mairie mais aussi d’armateurs et représentants de la filière maritime. C’est dire si le débat soulevé depuis des années par les ONG sur la pollution extrême générée par les navires est devenu un sujet sensible. En début d’année pourtant, personne ne semblait s’en préoccuper (bonus).

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