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Les nouveaux coups de pédale de Cyclosein

[Au fait !] Depuis trois ans, Sylvie Pioli infirmière retraitée parcourt les routes de France pour informer le grand public du risque accru d’avoir un cancer – du sein notamment – chez les femmes qui travaillent ou ont travaillé la nuit. Elle vient de mettre le cap sur Genève.

 

Entre le 22 et le 29 septembre, la porte-parole de Cyclosein va parcourir quelque 500 km pour se rendre au rendez-vous fixé par l’UICC (Union for International Cancer Control), « la plus grande organisation mondiale de lutte contre le cancer », qui travaille en lien étroit avec l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé et le CIRC, Centre international de recherche sur le cancer. On peut suivre son périple (effectué avec trois cyclistes ami.e.s) sur sa page Facebook. « Notre discours reste le même : sensibiliser le monde médical, le monde du travail et tous les salariés concernés au lien avéré entre le travail de nuit et l’apparition de certains cancers. Améliorer la surveillance médicale, optimiser la participation de la médecine du travail. Et obtenir que le cancer du sein soit dans certains cas précis reconnu comme une maladie professionnelle, rappelle Sylvie Pioli. Je serai peut-être la première ! » Son dossier est toujours en traitement à l’hôpital de Martigues où elle a travaillé de nuit pendant 30 ans. Un médecin lorrain sensibilisé à la cause qu’elle défend l’accompagne désormais dans ses démarches. L’association Cyclosein, 150 adhérents aujourd’hui, a toujours besoin de soutiens et de dons, et intervient à la demande pour des rencontres et mini-conférences. ♦

 

L’article Alerter sur les risques de cancer liés au travail de nuit avait été publié le 19 octobre 2018. À lire ou à relire ici.

Alerter sur les risques de cancer liés au travail de nuit