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Chadly Karamane, le maître des dojos qui libère les minots

Par Paul Molga

Journaliste

Cet enfant des cités de Marseille veut faire des tatamis son tableau noir pour venir en aide aux enfants en échec scolaire. Son école, la Maak, ouvrira à la prochaine rentrée. Elle se fondera sur les arts martiaux pour apprendre autrement.

 

J’adore le thé à la menthe. Pas celui qu’on sert en sachet dans les restaurants. Le bon thé qui mousse, préparé avec des feuilles fraîches dans des théières au manche brûlant. Alors quand Chadly Karamane m’a enjoint d’en partager une tasse au pied de son dojo rue Danielle Casanova derrière les puces, j’ai pris ça pour une invitation au voyage. Je ne me suis pas trompé. Passer un moment avec cet enfant de la Castellane à la barbe grise taillée comme un vieux sage asiatique, dans une ancienne usine réaffectée du quartier industriel de Marseille, est une évasion.

Au n°85 de la rue, ce maître de Tai Vu Dao installe une école très particulière qui mêle les arts martiaux aux fondamentaux de notre système scolaire. Près de 150 familles des quartiers nord y ont trouvé un nouvel élan. « Les arts martiaux servent à s’élever et à s’épanouir. La mécanique du combat n’est qu’un outil, une chorégraphie qui porte des valeurs essentielles au bon développement de l’âme humaine », m’explique Chadly entre deux gorgées de thé.

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