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À Marseille, l’archéologie en profondeurs

Par Rémi Baldy

Journaliste

Les fonds marins sont du ressort du mystère et du fantasme : plus de 200 000 épaves de navires, trésors et objets sont immergés dans les eaux françaises. Et c’est la mission du Département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines de plonger pour retrouver, étudier, puis valoriser ces trésors. Un travail titanesque, réalisé depuis le port marseillais de l’Estaque.

 

Aussi fascinants qu’obscurs, les fonds marins recèlent « le plus grand musée du monde ». Il ne s’agit pas d’un mythe né dans l’imaginaire, mais une affirmation de l’Unesco. Sauf qu’à l’inverse d’un musée, où tout est soigneusement répertorié, la mer abrite de nombreuses carcasses de bateaux ou d’objets historiques engloutis, et pas encore retrouvés à ce jour. Pour les dénicher, la France possède une section dédiée : le département de recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm). Un service fondé en 1966 par André Malraux et chapeauté par le Ministère de la Culture. C’est à Marseille, dans un bâtiment orange au bord du port de l’Estaque, que les 40 agents du Drassm s’affairent pour préserver, sauvegarder et valoriser ce patrimoine immergé. Et il y a de quoi faire puisque, avec 11 millions de km², la France possède le deuxième espace maritime le plus grand du monde.

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