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Le zéro emballage c’est bien, mais il y a quoi à la place ?

Par Marie Le Marois

Journaliste

Comme toute citoyenne concernée par l’environnement, j’essaie au maximum de limiter mes emballages. N’ayant ni la patience pour le DIY* ni l’envie d’alourdir ma charge mentale, j’opte pour les produits existants. Il se trouve que la région Sud en regorge. Voici tout ce que j’utilise, testé et approuvé… chez moi.

 

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ? 3Je me démaquille avec des disques lavables

Argggh, tout ce coton qui part à la poubelle uniquement pour nos beaux yeux ! Alors qu’il serait si simple d’utiliser des disques démaquillants durables. J’ai opté pour ceux de l’Atelier des Ormeaux. Ils sont 100% coton lavable à chaud en machine et permettent en plus à des femmes dans la précarité de se réinsérer.

Du vrac pour le corps et les cheveux

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ? 1Tous les deux mois environ, j’amène mes flacons vides Au Grain Près pour les remplir de lessive, liquide vaisselle, produit pour le sol, liquide de rinçage, vinaigre blanc, savon noir, savon et shampoing liquide. Depuis peu, je complète mes achats par des laits de corps à l’huile d’argan et karité, en vrac et au kilo également, qui proviennent de La Savonnerie du Pilon du Roy à La Ciotat.

En nouveautés également : Sel d’Epsom (composé naturel de magnésium et de sulfate) pour des bains de pieds, et crème pour le visage en flacons recyclés de la marque Les Happycuriennes. Rien à voir, mais j’adore le café Maison Luciani moulu sur place.

 

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ? 4Ma bouteille ne me quitte plus (mon bento non plus)

Tout l’été, elle m’a accompagnée, abreuvée, rafraîchie. Elle ? Une bouteille design en inox, isotherme, aux couleurs peps, qui se glisse facile dans mon sac à main. C’est une création de Qwetch, marque aixoise spécialiste du contenant nomade. Mes enfants aimeraient me la chiper, impossible : elle porte mon prénom (7 euros la personnalisation). Mon prochain achat : bento et pailles en inox.

 

Je recycle mes chaussettes orphelines

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ? 5Je ne compte plus les chaussettes qui s’accumulent chez moi (deux cabas entiers), au cas où je retrouverais leur binôme (ce qui n’arrive évidemment jamais). Bonne nouvelle : elles peuvent avoir une seconde vie. Chaussettes Orphelines, qui estime à 16 000 tonnes de chaussettes mises à la poubelle chaque année, les recycle en …chaussettes mais aussi pelotes de laine, pulls, gilets, tops, accessoires (bonnets, gants, sacs, pochettes d’ipad). Pas de point collecte pour l’instant dans la région, mais on peut les envoyer par la poste et, depuis mi octobre, pour tout achat, recevoir une enveloppe timbrée de retour pour une quinzaine de chaussettes.

 

Le zéro emballage, c'est bien mais il y a quoi à la place ?J’opte pour la capsule à café rechargeable

La capsule à café rechargeable ECO-Recaps, en inox de haute qualité, est une réplique exacte d’une dosette jetable. Compatible avec 16 machines différentes, elle a été mise au point par Céline de son petit village des Hautes-Alpes (Valserres). Il suffit de remplir la capsule avec le café de son choix qu’on tasse ensuite avec le poussoir et hop, on insère le tout dans la machine. Seules contraintes : choisir la bonne mouture (celle que j’avais choisie ne permettait pas à l’eau de s’écouler) et extraire le café utilisé coincé dans la capsule (à garder pour le compost, d’ailleurs). Les avantages ? On choisit soi-même le type de café et sa provenance. On dit bye-bye aux molécules toxiques émises par les capsules jetables en aluminium. Et on fait un geste pour son porte-monnaie et la planète (seule 1 capsule à café sur 5 serait recyclée).

 

Tout pour l’hygiène

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ? 2Le dentifrice Comme Avant est à base de poudre de siwak, une branche d’arbre utilisée depuis des millénaires pour ses qualités bucco-dentaires (je prends celui au menthol). Il dure longtemps (une trainée de poudre suffit sur la brosse à dents préalablement mouillée) et peut se recharger à l’infini. Le déodorant, également en poudre rechargeable, est aux racines d’iris de Florence (pas fan à cause des trainées blanches qu’il laisse sur mes vêtements). Le shampoing solide est à l’huile d’argan et au rhassoul (il mousse, j’adore), la crème solide au beure de karité (très bien pour les corps asséchés par les frimas de l’hiver). Et le savon à l’huile d’olive saponé à froid. Le seul hic : c’est que je n’arrive plus à faire la différence entre mes pains de shampoing, de savon, de crème et de rasage.

La brosse à dents en bambou, entièrement biodégradable et compostable, est mon nouveau chouchou. Le bambou est cultivé à cet effet en Inde, sans engrais ni pesticide. Les poils souples sont en nylon niveau 4 (sans bisphénol A), infusés au charbon végétal et attachés aux manches par des petites attaches. Fini donc plastique et colle chimique. L’histoire de cette marque marseillaise mérite une petite lecture, ici.

 

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ? 6J’utilise la coupe menstruelle

La coupe menstruelle pop et pratique Mïu Cup est 100% naturelle, à base de silice. Sans parfum, ni produit toxique. Pensé par Morgane, jeune femme bien dans son temps, cet objet fabriqué à Cavaillon est hyper écologique, économique, esthétique (rien ne transparaît) et nous fait (presque) aimer les règles. Top pour la santé, le porte monnaie, les baignades et la planète (une femme utiliserait 10 000 protections dans sa vie !) En détail ? On la plie et la glisse dans le vagin dont elle épouse délicatement la forme. Une fois la coupe pleine, il suffit de la vider une à plusieurs reprises par jour selon le flux. Elle se stérilise une seule fois avant chaque cycle et se réutilise à l’infini. Egalement proposées : les serviettes hygiéniques durables.

 

Le zéro emballage, c'est bien mais il y a quoi à la place ? 1Je stocke mes restes de repas dans des boîtes (en verre)

J’essaie au fur et à mesure de supprimer mes boîtes en plastique au profit du verre. Plus hygiénique, moins impactant pour le goût des aliments et moins polluant pour l’environnement. Mon chouchou est la boîte SAPAN d’Alinéa dont le siège est à Aubagne. Il a l’avantage d’avoir un couvercle en bois d’acacia et un joint en silicone pour la rendre hermétique. Elle est plus lourde certes que la boîte en plastique mais je l’emmène quand même au bureau pour déjeuner sur le pouce. Ma prochaine utilisation ? Récolter viande hachée, émincés de poulet et camembert chez le boucher et le fromager, pour éviter que ma tournée se termine toujours de la même façon : avec des tonnes de papier d‘emballage. Vendus en ce moment dans une boutique éphémère aux Docks.

  • DIY signifie Do it youself, « fait maison ».

 

  • Et aussi… pots et bocaux en verre de Guillaumont Emballage, idéaux pour conserver ses aliments.
  • Acheté mais pas encore testé (il me reste encore du film alimentaire)

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ? 7Les emballage à base de cire d’abeilles My Bee Wrap  permettent de conserver vos aliments. Lavables et réutilisables.

  • Pas encore testé mais pour mes futures fêtes

Bien le zéro emballage mais il y a quoi à la place ?

Bio-sourcés et entièrement compostables, les couverts en bambou Cap Bambou sont une alternative naturelle aux couverts jetables en plastique. Les pailles sont solides, n’altèrent pas le goût des boissons, peuvent être utilisées pour les boissons froides ou chaudes et sont faciles à nettoyer grâce au goupillon offert.