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Philippe Echaroux street artist 2.0

Par Paul Molga

Journaliste

Il a troqué les bombes de peinture contre la lumière des projecteurs. Mais ses affichages sauvages explosent avec la même force pour véhiculer leurs messages militants. Dans les cités de Marseille comme à La Havane. Rencontre.

 

Philippe Echaroux street artiste 2.0 2Je retrouve Philippe Echaroux autour d’un café sur le Cour Estienne d’Orves. Son travail et sa façon de faire me fascinent depuis un moment et je veux en savoir plus sur son parcours. Comment qualifier ce trentenaire pragmatique au visage doux souligné par l’excentricité de percings d’oreille éclatants ? Ecrivain urbain ? Punch liner ? Militant écolo ? Tagueur propre ?… « Tout disparaît quand j’éteins mon projecteur. Réflexe de grimpeur », me répond-il. Dans ses jeunes années, cet artiste marseillais se passionnait pour l’escalade et les sports outdoor. S’il ne pratique plus à haut niveau, il en a gardé les valeurs : l’amour de la nature, le respect des lieux… Alors quand en 2013 il décide de faire sa toile des murs urbains, c’est assez naturellement qu’il prend les photons* comme pinceaux. « Après des études scolaires laborieuses, j’avais démarré sans conviction une formation d’éducateur spécialisé ; la photo m’attirait. J’en ai fait mon plan B », raconte-t-il.

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