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Sauve-qui-veut les vignerons

Par Frédérique Hermine

Journaliste

En Ardèche, en Savoie, en Provence… les coopératives viticoles ont de plus en plus recours au financement participatif pour venir au secours de leurs jeunes adhérents, les aider à porter le foncier, à s’installer et à préserver la diversité des paysages. Une initiative solidaire à la portée de tous par amour du vin, de la région, du monde agricole…

 

Si les coopératives viticoles ont été créées au début du XXe siècle pour mettre en commun des moyens de vinification et de commercialisation, elles ont indéniablement contribué au fil du temps et de l’exode rural croissant, à préserver l’emploi dans les campagnes et la diversité des paysages. Le modèle a fait florès pendant des décennies, créant des générations de viticulteurs, coopérateurs de père en fils, et fille plus récemment. Mais les paysans, autrefois majoritairement en polyculture, se sont spécialisés et ont abandonné veaux, vaches cochons, abricots et carottes pour courtiser et cultiver uniquement Dame Vigne.

Sauve-qui-veut les vignerons 1 Au début du XXIe siècle, les prix des hectares de vignoble dans de nombreuses régions ont dépassé ceux des fruitiers et du maraîchage ; ils ont flambé aux abords des agglomérations sous la pression foncière. Désormais, l’art d’être vigneron ne se transmet plus seulement en famille, les jeunes se professionnalisent en faisant « viti-œno » avant de partir arpenter des wineries ici et ailleurs, parfois à l’autre bout du monde. Lorsqu’ils reviennent au domaine familial, ils veulent faire leur vin, revendiquer le savoir-faire et l’étiquette, connaître leurs clients, aller vendre leurs bouteilles pour parler de leur métier… et quitter la coopération. Progrès qualitatifs aidant, le boire moins mais mieux plaide en leur faveur.

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