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Les InCOPruptibles veulent faire pression sur ces puissants qui polluent

Par Nathania Cahen

Journaliste

Le 25 mai 2018, manif anti Europacity avec des clowns activistes. @inCOPruptibles

À Paris, un collectif citoyen non violent participe au sauvetage de la planète en s’attaquant aux coupables, ceux qui gagnent de l’argent grâce à la dégradation du climat et aux émissions de carbone. De façon polie mais déterminée. Dans les semaines à venir, Les InCOPruptibles vont publier une tribune et lancer une pétition contre la voiture dans Paris.

 

« Changeons les décideurs, pas le climat ! », exhorte le site internet de l’association. La charte déroule les intentions du collectif. Faire respecter un principe moral supérieur (le respect des objectifs de la COP21 et la nécessité de contenir le réchauffement climatique au-dessous de 1,5°C). Pallier l’impuissance des États (depuis le sommet de Rio en 1992, les gouvernements font preuve d’une complète duplicité : aux grandes déclarations succèdent des politiques publiques qui aggravent la situation – rappelons-nous Chirac « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »). Ne pas se résigner (selon l’ONU, si rien n’est fait, il y aura 250 millions de réfugiés climatiques à l’horizon 2050. Se résigner, c’est être complice de la destruction de notre civilisation). Désigner les coupables (ce ne sont pas ceux qui sont dépendants de l’énergie fossile mais ceux qui fournissent les doses quotidiennes et incitent à la surconsommation).

 

« Dire j’ai fait du tri sélectif et moins pris l’avion ne suffira pas »

Les InCOPruptibles veulent faire pression sur ces puissants qui polluent 1
Olivier Le Marois

J’ai rencontré un des membres fondateurs des InCopruptibles dans un café parisien, en plein cœur de la grève. Olivier Le Marois est venu en vélo, son mode de transport habituel. Il raconte : « Tout est parti du sentiment que le monde court à la catastrophe à cause de la crise climatique et de son corollaire, l’effondrement de la biodiversité. Qu’est-ce qu’on peut faire ? est la question qui en découle naturellement… » L’homme qui me fait face n’a rien de l’agitateur écolo ou du zadiste déchaîné. Père de famille et chef d’entreprise, il pense juste qu’il est de son devoir d’agir : « quand on est cinquantenaire, on sait qu’on aura des comptes à rendre. Que dire j’ai fait du tri sélectif et moins pris l’avion ne suffira pas. Or, il est encore temps de faire changer les choses ».

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