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L’accès aux origines, un débat passionné

Par Marie Le Marois

Journaliste

À l’heure de l’examen du projet de loi bioéthique par le Sénat, qui votera le 4 février, les personnes amputées de leurs origines précisent leur quête. Ce n’est pas d’une mère ou d’un père dont ils ont besoin, mais d’une histoire. L’association Origines se bat pour la légalisation des tests ADN en France et travaille sur une plateforme de mise en relation anonyme entre enfant et donneur.

 

L’accès aux origines fait débat 2Placée à sa naissance dans une œuvre privée marseillaise, Diane de Monteynard née sous X en 1969 a été adoptée par un couple de Parisiens, décédés quand elle était jeune. Arthur Kermalvezen, lui, est né d’un don de gamète. Leur point commun ? À un moment donné de leur vie, ils ont été tous les deux à la recherche de leurs racines. Pas pour remuer le passé ou réclamer quoi que ce soit. « Je cherchais mon histoire, d’où je viens aussi, pourquoi on m’a abandonnée (Mère trop jeune ? Famille archi classique ?…), mes antécédents, à qui je ressemble…  » Diane de Monteynard, maman deux enfants et auteure du livre bouleversant ‘’L’affaire Madeleine Vincente’’ (paru en 2017), a saisi le CNAOP (bonus). Quelques temps après, les services l’ont contactée lui annonçant qu’ils pensaient avoir trouvé sa mère, pour finalement une semaine plus tard dire que ce n’était pas elle.

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