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Cuisine solaire : parler aux ventres pour éveiller à la transition écologique

Par Agathe Perrier

Journaliste

Cuisiner sans électricité ni gaz, mais avec la seule chaleur du soleil, c’est possible ! Et c’est bon pour les papilles et la planète. L’association marseillaise Les festins photoniques s’est donné pour mission de le prouver, à grand renfort d’animations et dégustations. Son credo : conquérir les ventres pour ouvrir les esprits à la transition écologique.

 

Lorsque je contacte l’association Les festins photoniques pour en savoir plus sur la cuisine solaire, c’est tout naturellement que Richard Loyen, l’un de ses membres actifs, m’invite à déjeuner. En compagnie de Pierre-André Aubert, chef du futur restaurant solaire de Marseille – le premier de France ! –, rendez-vous est fixé au vendredi 5 juin, censé être ensoleillé d’après la météo. Le matin du jour J, le ciel alterne entre éclaircies et nuages. Pas de quoi poser problème : lorsque j’arrive, le repas cuit doucement dans un four au design atypique.

 

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Pierre-André Aubert et son biscuit crumble cuit dans un four solaire d’une capacité d’un litre © AP
La cuisine solaire été comme hiver

Oubliez l’image du four traditionnel. Il s’agit ici d’un tube en verre sous vide orné de deux réflecteurs paraboliques. « À partir du moment où il y a de l’ensoleillement, même si le ciel est voilé, on peut cuisiner », souligne mon hôte. Et ce, quelle que soit la température extérieure. Car les réflecteurs capturent la lumière directe mais également diffuse. Le tube l’absorbe et agit comme un isolant. L’ensemble fonctionne sur le principe de l’étuve, rendant possible la cuisson dans n’importe quelles conditions, y compris le froid et le vent, été comme hiver.

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