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Avec AlterSoin 44, les plus précaires ont accès aux médecines complémentaires

Par Paola Da Silva

Journaliste

Depuis 2016, AlterSoin 44 permet aux plus précaires d’accéder aux médecines dites complémentaires.  L’association nantaise organise plus de 700 consultations par an. Les 300 bénéficiaires peuvent ainsi mieux prendre soin de leur santé. Son fonctionnement a dû se réinventer lors de la période de confinement.

 

Depuis 4 ans, une trentaine de praticiens offrent une demi-journée de leur temps chaque mois à l’association nantaise AlterSoin 44. Quelques heures lors desquelles ils prodiguent des soins à un public précaire, qu’ils reçoivent très peu en cabinet. « Neuf disciplines sont proposées, toutes reconnues par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) », détaille Malika Darmoungar, fondatrice de l’association. « De l’art thérapie, de l’aide psychologique, de la diététique, des massages, de la médecine traditionnelle chinoise, de l’ostéopathie, de la réflexologie plantaire, du shiatsu et, enfin, de la sophrologie ». Des médecines dites « complémentaires », aujourd’hui rarement prises en charge par les mutuelles, alors que le bénéfice sur les personnes est souvent considérable.

Avec Altersoin 44, les plus précaires ont accès aux médecines complémentaires 2
Art thérapie

« J’ai décidé de créer cette association car je sentais ce manque et ce besoin chez les personnes en situation de précarité, confie Malika Darmoungar. Ayant été un jour confrontée dans ma vie personnelle à une période difficile, j’ai réalisé que, dans ce cas, on ne pouvait plus s’offrir ce genre de soins. Pourtant, la santé est une priorité. Peut-être encore plus à ce moment de la vie. »

 

700 euros de quotient familial

Les 300 personnes reçues chaque année dans les locaux d’AlterSoin sont considérées en grande précarité. Leur quotient familial, en effet, ne dépasse pas les 700 euros. « Il y a beaucoup de gens au RSA, des personnes âgées isolées…  Il faut bien comprendre que 75% de nos bénéficiaires ont un quotient familial égal ou inférieur à 500 euros. Certains n’atteignent même pas 300 euros. Ces soins sont inenvisageables pour eux sans notre action. »

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