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Végétaliser, oui, mais pas avec n’importe quoi

Par Hervé Vaudoit

Journaliste

Cérès Flore, une jeune entreprise née dans l’Hérault, propose de privilégier les plantes locales dans les projets d’aménagements urbains ou de réaménagement des espaces verts. Pour en finir avec les plantes exotiques peu adaptées à notre environnement et parfois porteuses de maladies incurables ou de parasites qui s’attaquent à notre propre patrimoine végétal.

 

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le regrette, la mondialisation touche aujourd’hui la quasi-totalité des activités humaines. Le commerce, les transports, la finance, l’alimentation, la mode… mais aussi les plantes devenues, au fil du temps et des modes, des marchandises comme les autres, sans lien avec le territoire d’où elles sont originaires, comme des apatrides végétales. Ainsi, qui sait encore que le yucca vient d’Amérique, que le ficus benjamina est né en Inde et que les espèces endémiques de bambous sont presque aussi nombreuses en Amérique qu’en Asie, mais qu’aucune n’a de racines européennes ?

 

Privilégier les espèces locales et adaptées
Végétaliser, oui, mais pas avec n’importe quoi 1
Arnaud Millon et Fabien Hanaï

Pour retrouver ce lien entre un végétal et sa terre d’origine, mais aussi pour combattre la perte de biodiversité associée à la mondialisation du marché des plantes, une « jeune pousse » installée à Lodève (Hérault) propose une démarche à la fois novatrice et très ancrée dans la réalité : pour créer de nouveaux jardins ou revégétaliser les villes, préférons toujours les espèces végétales locales à celles issues d’autres régions, d’autres continents.

« En analysant ce qui se passait sur le marché de la production horticole, explique Fabien Hanaï, fondateur et président de Cérès Flore, je me suis rendu compte que la plupart des plantes et des arbres disponibles pour les aménageurs et les particuliers provenaient de pépinières en Italie, en Espagne ou au Portugal, et qu’il s’agissait le plus souvent d’espèces sélectionnées génétiquement pour leur rendement, mais rarement adaptées au terrain et au climat des lieux auxquels elles étaient destinées. »

 

Une question de bon sens

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