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La borne anti-moustiques Qista continue de faire le bzzzzz

Par Hervé Vaudoit

Journaliste

Photo Pixabay

[au fait] Développée à Aix par deux jeunes associés, cette solution écologique pour empêcher les moustiques de nuire n’a pas trop souffert de la flambée de covid. À peine freiné par le confinement, son déploiement international repart de plus belle.

La crise sanitaire ne leur a certes pas facilité la tâche, mais les Aixois de Qista n’ont jamais baissé les bras, bien au contraire. Et le résultat est là : en dépit de la pause forcée dans le développement international de leur entreprise, Pierre Bellagambi et Simon Lillamand ont dépassé leurs objectifs 2020 dès le début de l’été, avec un chiffre d’affaires doublé par rapport à 2019 (qu’ils avaient bouclé à 2 millions d’euros) et des effectifs à l’unisson. De 16 salariés au 1er janvier 2020, Qista est en effet passé à 37 dans l’intervalle, malgré le confinement et la baisse globale de la fréquentation touristique. « Puisqu’on ne pouvait pas se déplacer et que tous les événements professionnels prévus ont été annulés, on a mis les bouchées doubles sur la clientèle des particuliers, en France et dans toute l’Europe », explique Pierre Bellagambi, précisant que « le site marchand de Qista a très bien fonctionné pendant toute la période. »

Parmi les bonnes nouvelles de l’année pour la borne anti-moustiques développée à Aix, le renouvellement de la plupart des contrats passés avec des collectivités locales soumises à la pression de cet insecte, qui reste le premier vecteur animal de maladies mortelles pour l’homme, comme le paludisme (qui tue encore plus de 400 000 personnes chaque année dans le monde), le zika ou la chikungunya. La ville d’Hyères (Var) a ainsi renforcé le dispositif déployé en 2019, tout comme Carpentras (Vaucluse), Arcachon (Gironde) et d’autres communes des régions toulousaine, lyonnaise et parisienne. Sans compter les clients que Qista possède déjà au Canada et aux États-Unis, où la double distinction obtenue au salon CES de Las Vegas en 2018 a crédibilisé l’entreprise et sa solution. Citons également le Bellambra Riviera Beach Club, sur la presqu’île de Giens (Var), équipé depuis l’été 2018 pour la plus grande satisfaction de sa clientèle.

Rappelons que la borne anti-moustique Qista est totalement écologique. Elle ne recourt à aucun pesticide et ne possède aucun dispositif lumineux ou électrique pour tuer les insectes. Elle se contente de simuler la respiration humaine en relâchant du CO² recyclé dans l’environnement à un rythme équivalent à une inspiration/expiration. Les moustiques sont irrésistiblement attirés et, une fois à proximité de la borne, ils sont littéralement « avalés » par la machine, sans aucune possibilité de fuite.

Pour les semaines et les mois à venir, Pierre Bellagambi et Simon Lillamand ont prévu de relancer leur développement international ralenti par la crise, avec deux cibles prioritaires : les États-Unis, où une filiale est en cours de montage et l’Afrique, principale victime du paludisme, où Qista peut non seulement contribuer au confort des habitants et des touristes, mais aussi jouer un rôle préventif non négligeable, en limitant la diffusion du paludisme sans répandre des tonnes de pesticides dans l’environnement. Les autorités sanitaires sénégalaises ne s’y sont pas trompées, qui ont acquis une centaine de bornes pour un test grandeur nature dans la ville de Kaolak, et le Mali s’intéresse de près au système de la jeune pousse aixoise. Une jeune pousse qui ressemble de plus en plus à une sacrée belle plante. ♦

 

  • (re)lire notre premier article sur Qista.

Qista, la borne anti-moustiques écolo qui veut conquérir le monde