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L’hydrogène sera-t-il le prochain carburant des bateaux ?

Par Rémi Baldy

Journaliste

En mer aussi, le moteur diesel va devoir laisser sa place à une technologie plus écologique. Un premier bateau équipé d’une propulsion à l’hydrogène va être présenté d’ici la fin du mois. Cette solution, sur laquelle travaille EODev depuis deux ans, pourrait profiter du plan de relance du gouvernement pour se démocratiser.

 

L'hydrogène sera-t-il le prochain carburant des bateaux ?
Image @Hynova

Les avis sont unanimes. Grand consommateur de diesel, le monde du transport va devoir passer à l’énergie verte. Sur la route, des premières solutions existent, même si elles ne sont pas toujours totalement satisfaisantes. Dans les airs, le gouvernement vient de lancer un grand projet d’avion propre. Et sur l’eau ? Un premier bateau avec une alimentation électro-hydrogène (voir bonus) est sur le point de prendre la mer. Le Hynova 40, fabriqué à La Ciotat, aura même droit à un baptême le 22 septembre prochain, au Yacht Club de Monaco. D’une longueur de 12 mètres avec une capacité d’accueil de 12 personnes, il est équipé d’un REXH2 (Range Extender Hydrogen). Ce nom de code désigne une technologie développée par EODev, une filiale du groupe Energy Observer qui mène des missions scientifiques et pédagogiques sur la transition écologique. « Notre objectif à nous est de rendre commercialisables les technologies du laboratoire », résume Jérémie Lagarrigue, directeur général d’EODev.

Depuis 2017, l’Energy Observer, le navire éponyme du groupe, navigue à travers le monde avec une pile à combustible marine fonctionnant à l’hydrogène. Cette solution efficace se heurte à la réalité économique car elle ne permet pas une production en série. Pour y remédier, EODev s’est rapprochée de Toyota afin d’utiliser leur pile à combustible. « Ils sont déjà avancés sur cette technologie et l’ont déjà industrialisée, nous n’avons eu qu’à nous occuper de sa marinisation », explique Jérémie Lagarrigue.

 

Plus cher mais plus rentable

Un travail de deux ans. « La principale difficulté réside dans la gestion de l’environnement. Le sel et l’humidité sont assez simples à appréhender mais la pollution en mer est plus complexe », précise le directeur général. Car les moteurs à diesel des bateaux rejettent des gaz et métaux lourds qui sont un véritable poison pour les piles à combustible.

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