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Solable s’attaque aux fontaines à eau

Par Rémi Baldy

Journaliste

[au fait !] Après sa bouteille pour purifier l’eau du robinet, la start-up basée à Lambesc veut maintenant bousculer un plus gros morceau : les bonbonnes en plastique des fontaines à eau. Son produit baptisé LaSource va être testé en janvier pour une mise sur le marché espérée en mai.

 

Nous avions rencontré Pascal Nuti fourmillant d’idées. Le fondateur de Solable venait alors de lancer sa mini-bouteille LaVie. 55 centilitres « plus purs que l’eau minérale » grâce au concept cher à la start-up provençale, la purification de l’eau du robinet grâce à des leds reproduisant la lumière du soleil.

> Lire notre article : De l’eau minérale sans filtre et sans bouteille plastique, c’est possible

Un an et demi plus tard, la méthode va être déclinée sur les fontaines à eau. Une innovation qui est le fruit de travail et… du hasard. « C’est lors de tests par électrolyse pour lesquels j’ai oublié de mettre certains produits que je me suis rendu compte que l’eau et le sel pouvaient produire beaucoup de chlore », raconte Pascal Nuti.

 

Remplacer les bonbonnes en plastique

Voilà pour le cours de chimie. Encore faut-il pouvoir l’adapter à un modèle économique. Cela passe d’abord par la dépose d’un brevet sur la technique de chlorer n’importe quelle eau avec une électrolyse de l’eau du robinet, sans additif. « Cela nous permet de la nettoyer et ensuite de la rendre potable avec notre solution LaVie », explique le dirigeant. Un système qu’il compte donc appliquer aux fontaines à eau. Et qui a d’ores et déjà un nom : LaSource.

« Nous proposons une alternative aux bonbonnes en plastique qui sont une catastrophe environnementale », défend Pascal Nuti. L’entrepreneur voit comme autres avantages l’économie des frais d’entretien habituellement nécessaires pour changer ces grosses bouteilles. Il assure aussi proposer une eau de même qualité du premier au dernier verre, car elle est constamment filtrée.

 

Une version pour les foyers

Dans les faits, Solable compte « hacker » les fontaines classiques. Concrètement, il s’agit d’enlever la bonbonne pour y substituer LaSource. Côté pratique, elle possède un réservoir de 6 litres et la capacité de distribuer 9 litres à l’heure.

Les premiers tests doivent commencer en janvier sur des machines en libre-service dans des magasins bio. Une cible professionnelle qui correspond à l’usage de ce type d’équipement. Mais Pascal Nuti souhaite également développer « une version plus low cost pour toucher les foyers » à un prix de 400 euros l’unité. Le dirigeant espère distribuer les premiers exemplaires de LaSource en mai. Et d’ici là, approfondir de nouvelles idées. ♦