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À l’assaut des masques livrés en pâture à la nature

Par Marie Le Marois

Journaliste

Edmund Platt, dit l’Escargot Anglais, et son comparse, dit le Sanglier Marseillais, rallient actuellement à pied Paris depuis Marseille, en suivant le trajet de la ligne TGV. Chemin faisant, ils ramassent certains déchets, notamment les nombreux masques jetables qui jonchent voies et routes : plus d’un millier ont déjà été collectés ! Il faut savoir que 75% des masques finissent leur vie en pleine nature ou en pleine mer…

« Eddie » agace tout autant qu’il séduit mais reconnaissons une chose : ce trublion tonitruant a le mérite de rassembler, autour d’une cause qui nous tient tous à cœur, la protection de l’environnement. Ce viking d’origine anglaise aime à souligner que « la France est un pays magnifique mais, comme le reste de la planète, elle est traitée en cendrier-poubelle« .

Après avoir cofondé ‘’1 Déchet Par Jour’’ qui incite les citoyens à ramasser les déchets dans la rue, parcouru 8 000 km autour de la France en auto-stop dans ce même esprit de sensibilisation, voilà Eddie à nouveau sur les routes. Armé de sa gouaille et de son tee-shirt  »arrête de niquer ta mer ».

Avec Frédéric Munsch, dit le Sanglier Marseillais, photographe-journaliste, Eddy a longé le trajet de la ligne TGV – 3 km/h au lieu de 300 km/h – pour ramasser les déchets qui se retrouvent en plus grand nombre dans la nature : les trois M. Masques, Mégots et Mc Do. Avec un accent sur le premier, car cet allié du quotidien pour lutter contre la Covid est devenu notre ennemi écologique.

 

Jusqu’à 400 masques ramassés par jour

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