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Être aidant peut aussi être une richesse

Par Lorraine Duval

Journaliste

Dans son livre-témoignage « Courage au cœur et sac au dos »*, la journaliste Nathalie Levy raconte comment, depuis dix ans, elle prend soin de sa grand-mère aujourd’hui âgée de 98 ans. Elle porte un regard tendre et lucide sur le statut d’aidant, ce qu’il suppose d’abnégation et d’organisation. Elle y évoque le stress, un choix de vie, mais parle beaucoup… d’amour.

 

Que recouvre pour vous le terme d’ « aidant » ? 

J’ai du mal à définir ce mot. C’est un statut flou qui se situe dans une zone trouble.

Ma grand-mère, Rosine, s’est retrouvée veuve à 29 ans avec deux petites filles de 3 ans et 6 mois. À partir de là, une histoire de femmes et une entraide féminine importante se sont mises en place. Rosine a toujours été très entourée, par ses deux filles d’abord, puis par ses petits-enfants, dont je suis l’aînée. J’ai toujours entretenu une relation particulière avec elle, bien avant qu’elle ne soit dépendante. J’allais la chercher, après mes cours, après le boulot, pour aller nous balader, faire des courses. La solidarité est évidente pour nous toutes.

 

À quel moment avez-vous ajouté à votre statut de petite-fille celui d’aidante ?
Être aidant est parfois vécu comme une richesse
Nathalie Levy @ Philipp Conrad

Nous avions l’habitude de nous relayer pour faire ses courses et préparer ses repas depuis très longtemps. Mais, il y a trois ans, elle a été atteinte de prolapsus génital (plus connu sous le nom de descente d’organes, il s’agit d’une complication gynécologique liée à un relâchement du plancher pelvien, qui se traduit par un effondrement de l’utérus, de l’urètre, de la vessie et du rectum – ndlr).

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