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Tarascon, son curé, ses Équatoriens et ses cours de français

Par Nathania Cahen

Journaliste

Depuis 2017, plusieurs centaines de travailleurs agricoles équatoriens de Tarascon et leur familles ont appris le français grâce aux cours mis en place par la paroisse. C’est bon pour l’intégration des uns et pour l’Église des autres !

Quand on nous a raconté que le curé de Tarascon avait permis à plusieurs centaines de travailleurs équatoriens d’apprendre le français, on ne l’imaginait pas en poncho, mais pas en soutane non plus. C’est vêtu de la longue robe noire traditionnelle que le père Michel Savalli m’a reçue dans son salon. Un apparat assez traditionaliste, que viennent compenser son humour et son franc-parler. Le prêtre de la paroisse Sainte-Marthe, disert, raconte volontiers les heurs et malheurs de sa bonne ville de Tarascon, remontant au temps de sa splendeur, quand elle régnait en capitale de la Provence. En dépit de son château, sa collégiale et son patrimoine exceptionnel, l’ancienne cité bourgeoise pointe désormais parmi les communes les plus pauvres du département des Bouches-du-Rhône (bonus). La faute à la crise, à l’industrialisation, à la mondialisation, à l’échiquier économique, au mildiou…

 

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