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Un restaurant solidaire face à de nouvelles précarités

[au fait !] Lors du premier confinement, le restaurant solidaire Noga fut quasiment le seul à confectionner et distribuer des repas chauds en centre-ville de Marseille. Pour le deuxième confinement, l’association doit faire face à une précarité qui explose.

 

Alors que tous les bars et restaurants n’accueillent plus dans leur salle les clients, le restaurant Noga n’arrête pas. Mais il doit faire face, pour cette deuxième vague d’épidémie de Covid-19, à de nouveaux publics frappés de plein fouet par la crise. « Pour le deuxième confinement, explique Marie-Christine Gillot, la déléguée de l’association Maavar qui gère Noga, on a vu apparaître des publics différents, des nouveaux étudiants, des familles, des retraités jamais vus auparavant. Visiblement, la crise économique les frappe de plein fouet. » Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Habituellement, cette table très courue par les plus plus démunis (mais qui ne figure dans aucun guide gastronomique ), distribue gratuitement entre 400 et 450 repas chauds par jour (avec des paniers repas le soir). Depuis le début du deuxième confinement, fin octobre, Noga confectionne entre 800 et 850 repas par jour, parfois 1000.

Côté approvisionnement, Noga se fournit toujours auprès de la Banque alimentaire qui a reconstitué ses stocks à la faveur d’un appel aux dons. La solidarité fonctionne bien que ce soit avec les autres associations et les pouvoirs publics. Reste donc cette nouvelle précarité que Noga doit désormais gérer. ♦

 

*Restaurant social Noga Marseille – 74 cours Julien, 13006 Marseille. Le restaurant est porté par l’association Maavar.