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Des chaussures qui respectent le corps… et soutiennent les soignants

[bref] À Marseille, le podologue Jean-Luc Guer a conçu Wizwedge, une marque de chaussures de sport permettant de lutter contre les blessures et les douleurs. D’abord destinées aux footballeurs et aux rugbymen, elles s’adressent désormais au grand public et notamment aux soignants, dans le cadre d’une démarche solidaire.

Plus qu’un accessoire de mode, la chaussure soutient le corps entier et peut avoir d’importantes conséquences sur son équilibre et son bien-être. Jean-Luc Guer, podologue marseillais, ne le sait que trop bien. Proche de l’Olympique de Marseille auprès de qui il officie, il décide en 2014 de concevoir une chaussure qui limiterait les blessures des sportifs et optimiserait leurs performances.

D’une esthétique proche de ce que l’on connaît sur le marché, la chaussure Wizwedge a pour particularité d’être dotée sous le talon d’un espace creux que l’on remplit d’une cale – un « wedge » – adaptée au poids et aux besoins de la personne. Cette innovation, en plus d’une architecture globale visant à améliorer le confort de celui qui les porte, permet de diminuer de 80% le niveau des vibrations. « Les tissus osseux subissent par ailleurs 40% de contraintes en moins et le retour d’énergie augmente de 30% », assure Jean-Luc Guer.

 

Soignants et coureurs

Forte de ces résultats, l’entreprise décide dès 2018 de s’adresser à un public plus large, à savoir les amateurs de course à pied. Et désormais, elle veut dépasser le seul rayon du sport afin d’apporter plus de confort à chacun et lutter contre les douleurs du quotidien, engendrées par exemple par une position debout prolongée. Des troubles que connaissent bien les soignants, particulièrement sollicités par l’épidémie de covid-19. C’est pour cette raison que Wizwedge a choisi de leur offrir 10 paires de chaussures pour 100 achetées dans le cadre d’une campagne de crowdfunding qui s’achèvera à la fin du mois.

L’opération a valu à la marque le soutien de diverses personnalités telles que Muriel Robin, celle-ci ayant adopté les chaussures au W dans le cadre d’un programme de remise en forme. Une visibilité accrue qui devrait aider la petite entreprise marseillaise à gagner un peu de terrain sur un marché concurrentiel où des géants règnent en maîtres. ♦