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Les légumes invendus du marché de gros pour les familles démunies

Par Agathe Perrier

Journaliste

[bref] La Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône vient d’ouvrir une légumerie solidaire au MIN (marché d’intérêt national) des Arnavaux à Marseille. Les fruits et légumes invendus de ce marché de gros y sont transformés. Soupes, coulis et autres compotes rejoignent ensuite les colis alimentaires distribués aux familles défavorisées.

 

Conditionner pour éviter de jeter. Voilà ce que permet l’atelier de transformation de fruits et légumes implanté au MIN des Arnavaux. Officiellement dévoilée la semaine dernière, cette légumerie solidaire fonctionne depuis décembre dernier.

Le local se trouve au sein même du marché de gros, dans le nord de Marseille. Six salariés en insertion – 12 à terme – épluchent et cuisinent quotidiennement les invendus et dons des grossistes et producteurs présents. Aucune denrée utilisée n’est achetée. Tout est ensuite transformé (légumes râpés sous vide ou surgelés, soupes, coulis, compotes) et conditionné. Les pots sont enfin distribués aux familles bénéficiant de l’aide de la Banque alimentaire. L’objectif de l’atelier est d’atteindre 300 tonnes de produits finis cette année, puis 800 d’ici trois ans.

 

légumerie-solidaire-marseille-antigaspiBientôt à la vente

La Banque alimentaire espère par la suite pouvoir commercialiser 20% à 25% des produits finis de cette légumerie solidaire. Les vendre permettra ainsi de dégager des revenus pour financer l’investissement et le fonctionnement de la structure.

Côté financements justement, l’atelier a coûté 755 000 euros. 98% de cette somme vient du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône. L’initiative est portée depuis 2017 par le MIN des Arnavaux, la Banque Alimentaire 13, la Croix-Rouge, la Fondation de l’Armée du Salut et SAF-ANDES, aujourd’hui regroupés sous l’association Fruits & Légumes solidarité (AFLS). ♦

 

Bonus 
  • Quelques chiffres sur le gaspillage alimentaire – 10 millions de tonnes de produits alimentaires sont jetées chaque année en France. Dans le monde, un tiers de la nourriture produite est jeté sans être consommé. Parmi les initiatives antigaspi, on trouve par exemple l’application Too good to go qui permet de récupérer la nourriture invendue de restaurants ou commerces à petits prix. Notre reportage sur cette plateforme est d’ailleurs à retrouver en cliquant ici.