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Dans le Var, moutons et vignes font bon ménage

Par Frédérique Hermine

Journaliste

Dans le Var, de plus en plus de viticulteurs font appel à des bergers pour qu’ils viennent faire pâturer leurs moutons entre les vignes durant l’hiver. Un échange de bons procédés à même de faire renaître une économie parallèle. Qui participe aussi à l’amélioration de la biodiversité.

 

Ils avaient quasiment disparu dans le dernier quart du XXe siècle avec l’utilisation peu raisonnée des produits phytosanitaires, des engrais chimiques et des herbicides. On dénombrait pourtant 170 000 brebis dans le Var dans les années 50. Dans une économie globale, les bergeries fournissaient alors l’engrais pour les vignobles et les oliveraies.

 

Une économie locale informelle
Dessine-moi des moutons… dans les vignes 2
@CERPAM

Vingt ans plus tard, les moutons n’étaient plus que 70 000, n’ayant plus grand-chose à brouter dans des vignobles bien propres où aucun brin d’herbe ne devait plus dépasser. Le vitipastoralisme était carrément redevenu anecdotique sur le département au début de ce siècle. « Hormis un petit noyau de viticulteurs qui continuaient à travailler avec quelques éleveurs depuis des décennies, la relation s’était délitée avec le développement d’une viticulture intensive et le recours facile aux désherbants », souligne Garance Marcantoni, en charge du dossier à la Chambre d’Agriculture du Var.

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