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L’amande de Provence à la relance

Par Hervé Vaudoit

Journaliste

Encouragés par une demande locale soutenue, des entrepreneurs replantent des amandiers aux quatre coins de la région. Parmi eux, on trouve l’ancien ministre Arnaud Montebourg, le calissonnier aixois Léonard Parli et une myriade de petits propriétaires qui y croient à nouveau. Retour aux sources.

 

Longtemps, c’est au Café de la Bourse, dans le bas du cours Sextius, à Aix-en-Provence, que le cours de l’amande s’est négocié. Il servait alors de référence partout dans le monde. La Provence caracolait alors au premier rang des producteurs d’amandes de la planète. Nous étions alors au début du XXe siècle.
Malgré cet ancrage séculaire, au lendemain de la Première Guerre mondiale, le verger provençal a peu à peu sombré dans l’oubli. Pour de multiples raisons : la sensibilité de l’amande au gel et aux ravageurs, qui rendait la récolte annuelle aléatoire. La concurrence de plus en plus forte des États-Unis et des autres pays méditerranéens. La productivité plus faible des vergers non irrigués. Les coûts élevés d’une récolte entièrement manuelle… Ces difficultés cumulées ont donc eu raison de la persévérance des producteurs locaux.

 
Elle a bon goût l’amande française !

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