Fermer

Aflam, le festival des cinémas arabes, en ligne

Par Camille Colin

Stagiaire

[bref] Covid oblige, c’est en ligne que revient le festival Aflam. Le cinéma arabe reste le fil rouge, avec une 8e édition qui questionne les conditions de vie des peuples en exil ou en diaspora. Coproduites par l’association Aflam et le Mucem, toutes ces créations seront accessibles du 26 au 4 avril 2021.

 

Aflam ?

Association d’intérêt général débutant dans les années 2000 en plein cœur de Marseille, elle œuvre à la promotion et à la diffusion des cinémas arabes auprès d’un large panel de spectateurs. Son principal axe de programmation « les Écrans d’Aflam » propose régulièrement des cycles thématiques de projection.

Avec la nomination de Marseille comme capitale européenne de la culture en 2013, l’association voit l’opportunité de créer un festival, celui des «Rencontres internationales ». La finalité étant de promouvoir le cinéma arabe et d’acquérir une plus forte visibilité auprès du public. Avec en guise de coproducteur et de lieu d’accueil, le Mucem ; musée incontournable des civilisations d’Europe et de la Méditerranée.

Dès lors, d’autres programmes voient le jour en plus du festival, comme « WharsatAflam », atelier d’écriture de scénario.

 

S’accommoder du Covid

Si le monde de la culture est bien secoué par le virus, l’association, quant à elle, a su rebondir afin de continuer à promouvoir son festival annuel. D’abord avec la mise en place d’une première partie diffusée gratuitement en ligne du 26 au 4 avril 2021. Puis avec un retour en présentiel au Mucem du 15 au 17 octobre 2021, avec des rétrospectives de certaines œuvres.

C’est donc avec 20 films récents, que le festival retrouve son public. 15 longs et 5 courts, autour de trois thématiques.

 

 

Trois thématiques

La première thématique, « Palestine : l’histoire n’est pas finie » met en avant 4 films témoignant de la résistance et de l’engagement culturel. La jeunesse des cinéastes prouve que la culture palestinienne n’est pas éteinte. Bien au contraire, elle incarne sa relève et la marche à suivre.

La deuxième thématique « Traces de la révolution et récits de lutte » souligne 10 ans de soulèvements dans les pays arabes. Avec des films provenant du Maroc, de la Tunisie, de la Syrie, de l’Égypte ou encore du Soudan. Aussi dramatiques qu’humoristiques ces œuvres interrogent la reconstruction possible après une décennie de soulèvements politiques.

Enfin, la troisième thématique « Que reste-il des colonies ? Regards et enquêtes de cinéastes » met en lumière une nouvelle génération de réalisateurs et de réalisatrices explorant leur héritage colonial. Le tout, prenant la forme de témoignages à partir de récits ou d’archives aux allures de documentaires, questionnant un « après colonial » toujours ancré dans les sociétés actuelles.

De plus, avec le souci de rendre le cinéma vivant et de défendre l’idée de « rencontres », des vidéos d’introduction faites par les cinéastes sont diffusées et libres d’accès sur le site de l’association. Cela permet ainsi d’associer une parole au film. Il y a également des podcasts consacrés aux œuvres, qui questionnent le monde contemporain arabe. Le tout restera accessible, même quand le festival sera terminé.

 

Mode d’emploi

Pour accéder à la programmation, il suffit de se créer un compte sur la plateforme online.aflam.fr, de cliquer en haut à gauche sur « inscription » et d’y entrer son nom, son prénom, une adresse mail valide et un mot de passe de son choix. Ensuite, il suffit de se connecter avec ses identifiants.

Chaque film est diffusé pendant 48 heures à raison de deux projections par jour, visibles dans la limite des places disponibles. Réservez vos créneaux ! ♦