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Comment rendre leur dignité aux chibanis ?

Par Nathania Cahen

Journaliste

Image volée dans le quartier de Belsunce @Marcelle

Arrivés pour la plupart seuls en France dans le but d’envoyer leur salaire à une famille demeurée de l’autre côté de la Méditerranée, ils ne sont pas rentrés dans leur pays une fois sonnée l’heure de la retraite. C’est en France que leurs cheveux ont blanchi. À Marseille souvent qu’ils vivent un crépuscule teinté de mélancolie et de solitude. Une vie d’abnégation et si peu de reconnaissance ! De quoi alimenter un peu plus le débat actuel sur les lois mémorielles…

Chibani est un mot de l’arabe dialectal algérien qui signifie littéralement « cheveux blancs ». On a baptisé de ce nom les immigrés maghrébins de la première génération, arrivés en France à partir des années 60 pour y travailler. Dans le bâtiment, l’industrie, l’agriculture selon qu’ils se sont installés au nord ou au sud.

 

Leur bled, le quartier de Belsunce

On les surnomme aussi les invisibles. Parce qu’ils errent entre deux rives. Sans que d’un côté ou de l’autre on ne se préoccupe de leur sort. À Marseille, ils se sont regroupés dans le quartier central de Belsunce. Un périmètre où les hôtels et pensions bon marché ne manquent pas.

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