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Mon Toit Pour Toi toujours en quête de chambres pour les jeunes réfugiés

Par Agathe Perrier, le 6 avril 2021

Journaliste

[au fait !] Le dispositif Mon Toit Pour Toi attaque sa troisième année d’existence. En 2020, malgré la crise sanitaire, il a permis à 21 jeunes réfugiés d’être hébergés par des hôtes bénévoles. De 15 jours à plus d’un an, le temps de devenir autonomes sur le plan financier.

 

Solidarité. Le maître-mot de l’année 2020 était déjà celui du programme Mon toit pour toi (notre reportage à relire ici). Lancé fin 2018 par l’association AAJT, il propose à de jeunes réfugiés d’être logés chez des particuliers pour une durée de trois mois (renouvelable jusqu’à 15 mois). « L’accueil chez un particulier est un formidable tremplin pour le jeune dans son parcours d’intégration. Au-delà de fournir un toit à ceux qui sont à la rue ou en hébergement d’urgence, Mon toit pour toi favorise un ancrage social fort pour un jeune isolé et accroît les chances de réussite de ce dernier », expose Claire Louazel, chargée du dispositif. En parallèle, chacun est accompagné dans ses démarches vers l’autonomie, à savoir décrocher un travail ou une formation ou débloquer des aides financières.

 

 

21 jeunes accueillis chez 19 hôtes

Le bilan de Mon Toit Pour Toi se révèle plutôt positif en 2020. Huit binômes accueilli/accueillant se sont relayés en permanence : dès qu’un jeune sortait du programme, un autre l’intégrait. Pas forcément dans le même foyer. « Dans l’ensemble, tous les hôtes sont très engagés. Beaucoup préfèrent laisser un peu de temps passer avant de recevoir un nouveau jeune », explique Claire Louazel. Deux expériences – sur un total de 25 – se sont révélées « plus difficiles ». La première parce que l’hébergé n’a pas réussi à s’intégrer dans la famille. La seconde parce que les hôtes ont regretté une « participation au ménage insuffisante ».

Au total, 21 jeunes ont bénéficié de l’action, dont quatre chez deux hôtes successifs. La majorité (80%) avait moins de 25 ans. 19 sont sortis du dispositif dans l’année. La plupart avec un contrat en service civique en poche, bien que la rémunération y soit modeste (entre 580 et 680 euros par mois). Parmi eux, cinq ont trouvé une solution de logement pérenne. Les autres ont intégré une solution temporaire mais plutôt stable. Surtout, alors que neuf d’entre eux étaient sans ressources à leur entrée dans le programme, un seul l’était toujours à sa sortie.

Quant à Souleymane, Guinéen arrivé à Marseille fin 2016 et qui avait fait partie des premiers jeunes à bénéficier du dispositif, après avoir obtenu un CAP restauration, il a finalement choisi de s’orienter dans la logistique. Il vient de démarrer une formation à Aubagne pour devenir magasinier cariste avec de la préparation de commandes et gestion de stocks. Un jeune sérieux et motivé dont l’accompagnement se passe très bien.

 

 

Wanted : hôtes solidaires

L’AAJT recherche constamment des foyers volontaires pour accueillir un jeune. Qu’importe la durée, même courte. « Puisque les jeunes sont souvent dans une situation très précaire au départ, les choses bougent vite. En un mois, il peut trouver un logement, un boulot ou commencer une formation », souligne Claire Louazel. Seule obligation qui incombe aux hôtes : fournir au jeune une chambre libre ou un studio annexe. ♦

Si vous êtes intéressé, ou souhaitez plus d’informations, vous pouvez contacter Claire Louazel : claire.louazel@aajt.asso.fr ou 06 38 09 99 06. Une plaquette sur le dispositif est aussi à retrouver ici.

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