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La vigne au défi du dérèglement climatique

Par Frédérique Hermine, le 9 avril 2021

Journaliste

La filière viticole est de plus en plus confrontée ces dernières années au réchauffement climatique. Un faisceau de stratégies d’amont en aval, du national au local peut permettre d’affronter la sécheresse et de limiter les risques pour les vignerons et leurs productions*.

 

Le dérèglement climatique dans le vignoble méditerranéen ne compte pas pour du beurre, nous l’allons montrer tout à l’heure. Mais la palette de parades possibles, si ce n’est pour lutter au moins pour accompagner ce phénomène, est large. « Il ny a pas de solution unique car le monde viticole est divers et créatif, annonce d’emblée Jean-Marc Touzard, directeur de recherche à l’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’alimentation et l’Environnement). Il est incontestable que le réchauffement climatique menace la compétitivité et la durabilité du vignoble mais avec de fortes variations régionales ». Une flambée de la température a été constatée depuis les années 80 ; elle s’est accélérée entre 2016 et 2020 (+1,2° comparé au XIXe siècle), avec des prévisions entre 1,5 et 2,5° en 2050. Jusqu’à 6° en 2100, selon l’évolution des émissions de gaz à effet de serre.

La vigne au défi du dérèglement climatique 2
Une menace pour la pérennité du vignoble @Frédérique Hermine

Le phénomène actuel affecte toutes les régions, avec un effet de continentalisation du climat. Même s’il semble un peu atténué par les effets maritimes sur le pourtour méditerranéen. Les études n’ont pas, en revanche, noté de hausse de la pluviométrie moyenne. Plutôt une forte variabilité. « Les prévisions indiquent que le Sud devrait évoluer vers un climat méditerranéen. Davantage de vagues de chaleur, une sécheresse estivale accentuée. Une fréquence et une intensité accrues des épisodes de vents, pluies, et grêles. Avec une combinaison d’événements extrêmes, déjà constatés depuis 2016 », détaille Jean-Marc Touzard.

 

« Si on aime le vin, on soutient les objectifs de la Cop 21 »

Si le climat ne s’élève pas de plus de 2°C, l’INRAE estime que les viticulteurs peuvent s’adapter dans la plupart des vignobles actuels. Les solutions doivent jouer sur la multiplicité des leviers et être portées par les stratégies collectives au niveau local et régional, par des vignerons engagés et des entreprises responsables.

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