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Du travail pour éloigner des jeunes de l’addiction

Par Maëva Gardet Pizzo, le 27 avril 2021

Reconnaissables à leur chasuble jaune fluo, les tapajeurs réalisent divers chantiers pour améliorer le cadre de vie des habitants. @MGP

Né au Québec, le dispositif de Travail alternatif payé à la journée (Tapaj) permet de remobiliser sur des chantiers des jeunes souffrant d’addiction. À Marseille, le Groupe SOS porte cette démarche depuis 2015. Une cinquantaine de jeunes en bénéficient chaque année.

Il est bientôt dix heures. Le ciel est sombre et pesant. La cité Felix Pyat, dans le 3ème arrondissement de Marseille, semble encore engourdie. On n’entend que le claquement du linge accroché aux balcons, rythmé par un vent frisquet. Au pied des immeubles peints de plusieurs nuances de gris, des bandes de gazon parsemées de déchets. Masques, canettes écrasées, tessons de verre… et un vélo d’enfant rose, à moitié défoncé.

Au milieu de cet univers bitumeux, quatre jeunes hommes vêtus de dossards jaune fluo s’activent. Portable diffusant un morceau de rap dans la poche arrière de son survêtement, bonnet et masque noirs dissimulant une bonne partie de son visage, l’un d’entre eux s’attelle à poncer de longues planches de bois. Un second, plus grand, les récupère avant qu’un troisième les visse sur la barrière de l’aire de jeu qu’il s’agit de renforcer.

 

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Matis, 17 ans, longs cheveux blonds, est concentré. C’est son deuxième chantier avec Tapaj. « Le premier, c’était dans une autre cité. On a installé une espèce de banc en cordages autour d’un tronc d’arbre. J’avais jamais fait de trucs comme ça », confie-t-il.

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