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Ramina : un réseau citoyen pour entourer les migrants mineurs isolés

Par Maëva Gardet Pizzo, le 7 juin 2021

« L’aventure est dangereuse » Un dessin de Madi, adolescent malien de 17 ans, réalisé dans le cadre d'un atelier Parole de minot @Ramina

Créée il y a un an, l’association Ramina coordonne un réseau de citoyens qui héberge et accompagne des mineurs isolés en exil. Elle recueille ces jeunes au parcours souvent très lourd, devant le commissariat de police de Noailles à Marseille, où se tient chaque soir une permanence.

 

Il est 20h30. L’heure du couvre-feu approche et la Canebière est traversée d’un flot continu d’âmes pressées. Des mères de famille qui traînent leurs enfants par le bras, des groupes d’adolescents qui débitent tout ce qui leur reste à partager avant de devoir se séparer. Des scooters, des vélos qui zigzaguent entre les voitures, des klaxons impatients. Des corps fatigués, chargés de sacs de courses, qui s’enfoncent dans la bouche du métro Noaillles. Juste devant le commissariat du 1er arrondissement de Marseille.

Là, au milieu de cet incessant ballet, quatre jeunes attendent. Ils ont la peau noire et sont adossés au garde-corps de la bouche de métro. Certains ont le regard dans le vide, d’autres l’ont rivé sur leur téléphone. Aux pieds de l’un d’entre eux, un grand sac Monoprix rempli de ce qui semble être des vêtements. Un cinquième garçon les rejoint. Sa peau est mate. Sa chevelure noire et épaisse. Il porte un ensemble à motifs treillis bleu et se tient à l’écart.

 

  • Pour recevoir les annonces d’hébergement, envoyez un sms au 0771179212 ou retrouvez-les sur Facebook et Instagram.

 

Faire appliquer les droits de l’enfant
Ramina : un réseau citoyen pour entourer les migrants mineurs isolés
L’association poste régulièrement ses annonces sur Instagram/

Tous sont ce que le droit français qualifie de « mineurs non accompagnés ». En tant que tels, ils sont censés être protégés par le droit international. Les droits de l’enfant prévalant sur ceux des migrants. Ce soir, ces jeunes n’ont pourtant nulle part où dormir. Alors on leur a parlé de l’association Ramina et des permanences qu’elle tient chaque soir devant le commissariat pour trouver des solutions d’hébergement. Ils attendent de rencontrer les deux bénévoles, Romain et Anaïs.

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