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Veuve Clicquot booste les femmes entrepreneures

Par la rédaction, le 21 octobre 2021

T.Jama, L.Vignoli, N.Balla, S.Fontanel, L.Medji, JM.Gallop, J.Levy, M.Menase, S.Goldin, C.Bilde, AC.Mailfert @ Kamila K Stanley 2021

Engagée pour l’entrepreneuriat féminin depuis 1972, la Maison de champagne élargit ses Rencontres Audacieuses à Marseille. Le 22 octobre, une trentaine de femmes entrepreneures de la métropole du sud ont profité du programme Bold by Veuve Clicquot à travers une journée originale de mentoring. Des personnalités engagées comme Sophie Fontanel ou Sabrina Agresti Roubache partageront leur expérience et dispenseront leurs conseils. 

 

En anglais, bold signifie audacieux.euse, hardi.e, intrépide. Un adjectif qui convient à ravir à la jeune Veuve Clicquot (née Barbe Nicole Ponsardin). Une femme de caractère à n’en pas douter. À la mort prématurée de son mari, François Clicquot, en 1805, elle prend en effet les rênes de l’entreprise familiale. Elle a 27 ans et va devenir la « grande dame du Champagne », l’une des premières entrepreneures modernes, malgré un contexte difficile marqué par les guerres napoléoniennes.

 

Talent, force et personnalité

Bold, c’est donc aussi le nom du programme de la Maison de champagne Veuve Clicquot qui vise à encourager l’entrepreneuriat féminin. Tout commence avec le lancement du Bold Woman Award, il y a presque 50 ans, en 1972. Cette récompense met en lumière des entrepreneures qui, « grâce à leur talent, leur force et leur personnalité ont bâti, repris ou développé une entreprise ». Il s’agit de braquer le projecteur sur des femmes inspirantes par leur parcours exemplaire, à même de servir de modèles à d’autres.

En 2014, un autre prix, le Bold Future Award s’y adjoint pour récompenser les entrepreneures de demain. Au total, 350 femmes dans 27 pays ont déjà été honorées par ces deux prix. Oui, vous avez bien lu : 350 femmes ! Puis, en 2019, rebaptisée Bold by Veuve Clicquot, l’initiative prend dès lors une dimension internationale.

« Par la voie de ce programme, et à travers des actions concrètes, nous accompagnons les femmes, partout dans le monde. Pour qu’elles réussissent à briser le plafond de verre de l’entrepreneuriat », résume Jean-Marc Gallot, président de la Maison Veuve Clicquot.

La Veuve Clicquot au côté des femmes entrepreneures

 

Un baromètre pour mesurer l’envie d’entreprendre des femmes

Le dernier baromètre international sur l’entrepreneuriat féminin* confirme l’utilité d’un tel accompagnement. En effet, 38% des femmes françaises (45% des hommes) aspirent désormais à l’entrepreneuriat : soit une hausse de 10% par rapport au premier baromètre réalisé en 2019. Mais elles rencontrent encore de trop nombreux freins.

Enseignement de cette enquête, les femmes ont vécu cette période compliquée de crise sanitaire comme génératrice de nouveaux défis. Ainsi, dans 11 des 17 pays étudiés, plus d’un tiers d’entre elles en ont profité pour trouver de nouvelles opportunités, voire même créer des entreprises.

 

Gagner de l’argent (et son indépendance)

En France, 53% des entrepreneures se sentent plus confiantes et déterminées qu’avant la crise. Gagner de l’argent est devenu leur motivation principale (30% contre 8% en 2019). La reconnaissance sociale arrive en deuxième position (27%). Puis donner un sens à sa vie (22%) et enfin devenir sa propre patronne (16%). Ainsi, être entrepreneure n’est plus seulement répondre à un besoin mais bien coupler un projet de carrière à un projet de vie.

Autre information, dans les métiers d’avenir à haut potentiel économique comme la tech et l’informatique, les femmes sont sous-représentées (2% contre 14% d’hommes). L’étude soulève également leur crainte d’avoir plus de difficultés à lever des fonds à la suite de la crise du Covid. Un sujet d’inquiétude pour 69% des Françaises.

 

 

Dépasser les freins

Bold by Veuve Clicquot est pensé pour « plus d’inclusion, plus d’impact et plus de visibilité des femmes audacieuses ». Le programme veut encourager les femmes à être plus intrépides et à dépasser les freins culturels, sociaux et psychologiques.

Outre les récompenses, Bold by Veuve Clicquot entend en effet favoriser des moments d’échange et d’inspiration. Ainsi, à Marseille, une quinzaine d’experts, des pointures dans leur domaine, vont aider des femmes entrepreneures à trouver des solutions, pratiques et/ou psychologiques. Sous forme de coaching d’une trentaine de minutes avec des « experts » (baptisés Alliers Experts Bold), elles bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour améliorer deux des trois mécanismes de réussite identifiés au préalable : l’argent (levée de fond), l’influence (réseau) et la confiance en soi. L’idée ? Exploiter ces outils pour passer le cap entrepreneurial et s’inspirer de l’exemple d’une jeune femme qui a transformé une petite affaire familiale de Champagne en une grande entreprise innovante, connue dans le monde entier.

Parmi ces experts, Sophie Fontanel (journaliste écrivaine), Marc Ménasé (serial entrepreneur et fondateur de France Digitale), Sabrina Agresti Roubache (productrice marseillaise), Shanty Baehrel (créatrice de Shanty Biscuits à Aix et lauréate Bold 2018), Valérie Dufayet (prof de philo à Marseille qui a imaginé les ateliers Phil’osons) ou encore Tatiana Jama (startupeuse, membre du Conseil National du Numérique). Quand on sait qu’une rencontre au bon moment, peut changer la trajectoire d’une entreprise…

 

Sabrina Agresti Roubache déconstruit les stéréotypes

La nouvelle marraine et mentor marseillaise ne manque ni de panache ni d’expérience. Conseillère spéciale Région Sud, elle vient d’entrer au très masculin conseil portuaire. Elle finalise par ailleurs son projet de studio de cinéma, travaille sur deux documentaires et deux séries… Mais elle garde toujours un créneau pour défendre les femmes et sa ville. « Tout ce qui est bon pour Marseille je prends ! Mais ici, reconnaît-elle, la dynamique économique n’est pas pareille. Les réseaux sont fermés. » Et d’expliquer encore : « Je suis devenue féministe quand je suis devenue cheffe d’entreprise. Regarde autour de nous y’a que des hommes ! Partout ! »

Mais attention, si elle peut parler cash c’est aussi parce qu’elle sait d’où elle vient : « Avec mes sœurs, on est des grosses bosseuses, on a fait des sacrifices, confie-t-elle. La réussite c’est le travail et encore le travail. Je le dis aux jeunes filles, la vie c’est pas un kiwi, ce qu’on te dit sur internet c’est pas vrai, entrepreneure c’est pas sexy. Et quand une gamine me dit je kiffe ton sac Chanel, je lui dis, ce ne doit pas être ça ton rêve ! » ♦

 

*Cette enquête réalisée entre le 12/11/2020 et le 18/01/2021 par l’institut Market Probe s’appuie sur un échantillon constitué de 32 000 personnes à partir d’un panel     en ligne. Les pays étudiés : France, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Japon, Hong-Kong, Etats Unis, Australie, Canada, Russie, Allemagne, Espagne, Italie, Corée du Sud, Belgique, Suisse, Nigeria, Mexique.

 

 

 

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