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2,7 millions d’euros pour lutter contre l’érosion

Par Agathe Perrier, le 26 octobre 2021

Journaliste

Les falaises de Bonifacio en Corse, soumises à l'érosion © Pixabay License

[au fait !] L’entreprise marseillaise Géocorail, connue pour son béton naturel créé à partir d’eau de mer et d’électricité, a levé 2,7 millions d’euros. Une somme qui va lui servir à déployer sa solution de lutte contre l’érosion auprès de nouveaux clients, en France comme à l’international.

 

Près d’un quart des côtes de France métropolitaine sont soumises à l’érosion.  Aucun département n’est épargné dans l’Hexagone, à plus ou moins grande échelle – au moins 50% des côtes des Bouches-du-Rhône sont impactées. Et c’est vrai partout dans le monde. Pour lutter contre ce phénomène, l’entreprise marseillaise Géocorail a élaboré un procédé permettant de créer du béton 100% naturel pour consolider et donc améliorer les ouvrages anti-érosion existants, comme les digues par exemple (lire notre précédent reportage en cliquant ici).

Neuf ans après sa création, elle a bouclé sa troisième levée de fonds. 2,7 millions d’euros récoltés auprès de sept investisseurs, dont des family offices. De quoi accélérer son développement commercial. « On a pour cela recruté une personne chargée de la zone méditerranéenne et une autre de la façade atlantique. Je me concentre ainsi de mon côté sur l’international », explique Sébastien Bigaré, le responsable commercial de Géocorail. L’entreprise compte désormais 12 salariés, avec l’objectif de passer à une quinzaine en 2022 et une vingtaine d’ici deux ans.

 

 

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Un morceau de Géocorail © DR

Des projets repoussés par la crise

Cette levée de fonds accuse une bonne année de retard. Les premiers contacts ont été pris fin 2019, mais la crise du Covid a décalé leur concrétisation dans le temps. Une période dont Géocorail a profité pour lancer de nouveaux produits. Comme par exemple des gabions, ces casiers en acier remplis de cailloux servant dans l’espace public de murs de soutènement ou de décoration. Elle en a ainsi installé à La Rochelle en remplacement de gros blocs rocheux de trois tonnes. « Utiliser des petits cailloux nécessite des moyens logistiques moins importants. De plus, on en trouve partout. Au final, cela se révèle plus économique et écologique », souligne Sébastien Bigaré. L’entreprise a aussi développé un textile renforcé pour protéger les brise-houles sous-marins et d’autres produits pour lutter contre la corrosion dans les ports.

L’activité de Géocorail a néanmoins baissé à cause de la crise, suite à de nombreux projets repoussés à 2022-2023. L’équilibre censé être atteint en 2020 est désormais un objectif pour 2023. L’entreprise devrait cependant dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires cette année, après 300 000 euros réalisés en 2019. Elle s’apprête d’ailleurs à changer de nom d’ici quelques semaines. « Le nom Géocorail existera toujours puisque c’est celui du matériau, mais le nom de la société va évoluer afin d’être plus parlant ». Et facilement compréhensible par le reste du monde, qu’elle compte bien séduire. ♦

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