Grâce au parrainage du Mucem, des articles de la rubrique « Culture » sont en lecture libre.
[ciné-débat] Voies privatisées par les habitants, espaces délaissés par les pouvoirs publics et colonisés par les points de deal : à Marseille, les frontières ne disent pas seulement une géographie, elles racontent aussi un rapport abîmé au commun. Un sujet au coeur du documentaire “Je suis la nuit en plein midi”, de Gaspard Hirschi.
Mardi 10 février 2026, il y avait cin’éthique à Marseille, au cinéma Les Variétés. À l’affiche : Johnny got his gun de Dalton Trumbo, film-réquisitoire contre la guerre — un soldat amputé, défiguré, enfermé dans un corps, sans voix mais conscient. À l’issue de la projection, le débat animé par Marcelle a fait converger philosophie et soin.
L’accès à la lecture est un enjeu majeur en France où plus d’un million de personnes, malvoyantes ou non voyantes, ne peuvent pas lire. S’y ajoutent celles qui sont entravées par un handicap moteur ou souffrent de troubles « dys ». Autant de lecteurs empêchés, pour lesquels les Bibliothèques Sonores de France œuvrent depuis 1972. Reportage à Marseille.
Le métier de coordinatrice d’intimité se démocratise désormais sur les plateaux de tournage en France. Exercé à ce jour uniquement par des femmes, leur rôle n’est pas de censurer les scènes intimes, mais de s’assurer qu’elles se jouent dans le respect du consentement des comédiens et comédiennes, tout en garantissant l’intention souhaitée par le réalisateur. Un juste équilibre qui repose en grande partie sur une bonne communication.
Le stand-up s’impose de plus en plus comme un outil capable de soigner des maux individuels ou collectifs. À Marseille, les ateliers d’HUP – Humour d’Utilité Publique, offrent à des jeunes fragilisés par la maladie la possibilité de réinventer leur histoire. Et les chroniques décalées de Demain Marseille transforment les problèmes de la cité en futur désirable
À l’heure où les librairies indépendantes sont fragilisées par la concurrence des grandes surfaces et des plateformes numériques – quand elles ne sont pas intimidées en raison de leur choix éditoriaux -, Transit tient bon en haut de La Canebière, à Marseille. Un de ses secrets ? Son modèle associatif indépendant. Pas de salariés, mais des bénévoles engagés. Pas de profit, mais une volonté farouche de défendre le livre et la pensée critique.
[🎄] À environ 10 euros le billet d’entrée, les salles de cinéma ne sont pas à la portée de tous, notamment dans les quartiers populaires. C’est pour leur permettre à leur habitants d’accéder à ce plaisir que l’association marseillaise Action Bomayé organise des projections dans des cités du Sud-Est de la France. Comme à Port-Saint-Louis-du-Rhône, où Marcelle était présente.
À l’issue de la pièce Léviathan, jouée au théâtre national de Marseille La Criée, Marcelle a animé une table ronde sur la comparution immédiate et ses angles morts : enquête légère, défense en apnée, victimes souvent absentes, prison comme horizon. Autour de la metteuse en scène, un ancien prévenu, un avocat, un magistrat retraité engagé dans la justice restaurative et un militant des peines alternatives ont dessiné un autre tempo.
De 4500 dans les années 1970, les restaurants routiers ne sont plus que quelques centaines aujourd’hui. Vecteurs de convivialité pour l’ancienne génération de chauffeurs poids lourd, mais désertés par les plus jeunes, ces établissements n’ont d’autre choix que d’évoluer… au détriment parfois de ce qui faisait leur charme. Le photographe Guillaume Blot en a capturé l’essence.
Une visite au musée peut vite tourner au cauchemar pour les personnes présentant des troubles du neurodéveloppement (autisme, DYS, etc.) – au point que beaucoup y renoncent. Face à ce constat, des institutions comme le Louvre proposent des solutions adaptées à ces publics, dont les handicaps, bien qu’invisibles, sont importants. Pour prolonger cette dynamique au niveau national, le ministère de la Culture a édité en mai 2025 un guide de bonnes pratiques à destination des professionnels de la culture.
Je m’abonne pour 5€ par mois
et je soutiens un média indépendant