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Free Agent en mode licorne ?

 

Par Olivier Martocq, journaliste

[Au fait !] Free Agent est cette entreprise marseillaise qui possède le studio Storybird et RushOnGame, une plateforme en ligne de vente et de téléchargement. Ces six derniers mois, Sami Chlagou a passé la surmultipliée : les sept jeux sortis de son studio de production ont tous fait un carton. Avec 700 000 téléchargements le premier jour pour le seul Guns of Mercy.

Plus que l’entreprise de jeux vidéos, c’est l’homme, son histoire et les compétences qu’il avait réunies autour de lui qui m’avaient intéressé. Son obsession aussi à racheter des locaux et des immeubles à 100 mètres de ceux effondrés de la rue d’Aubagne, créant dans ce quartier mort un nouveau lieu de vie, entièrement dédié aux joueurs.

Free Agent en mode licorne ?
Sami Chlagou

Après le géant Nintendo et l’agrément pour la Switch, c’est Sony qui a signé et ouvert au « frenchy » les portes de l’univers de la PS4. 18 nouveaux jeux seront ainsi lancés à partir de novembre, toujours selon le même process : en dématérialisé puis, pour ceux qui cartonnent (100% jusqu’à présent), en version collector limitée à 8 000 exemplaires numérotés pour l’ensemble du monde, et donc comprenant des versions européenne, américaine et asiatique. « Pour la première fois, ce n’est plus nous qui prenons le risque financier. Les diffuseurs nous ont préacheté la totalité des jeux », explique le jeune patron marseillais qui passe de plus en plus de temps dans les avions. Un patron qui embauche, avec une bonne nouvelle pour Marseille : « Pour le studio on recrute des jeunes de 19 à 22 ans. Des modélistes 3D, des codeurs, des programmeurs. Jusqu’à présent, on les a toujours trouvés en France et même localement ».

Sami Chlagou étant viscéralement attaché à sa ville, on peut imaginer qu’être Marseillais est un avantage sur un curriculum. « Non, c’est tout simplement que je cherche des talents non formatés et qu’il y a une réelle pépinière ici ». Un mot sur le bar à jeux de la rue Lafon, à deux pas de la Préfecture : sans la moindre publicité, il fait le plein 7 jours sur 7. Et pour cause, un accord avec les plus grands éditeurs de jeux permet de découvrir les nouveautés une semaine avant leur sortie. Sans parler bien sûr des productions maison, souvent testées là avant d’être finalisées. ♦

 

L’article Jeux vidéo, La récup’ comme modèle économique, avait été publié le 25 février 2019. À lire ou à relire ici.

 

Jeux vidéo : la récup’ comme modèle économique !

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