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Smartphone : comment s’en détacher ?

Par Agathe Perrier

Journaliste

Trois journées mondiales, pas moins, dédiées au téléphone portable et au smartphone les 6, 7 et 8 février. L’occasion de se pencher sur la « nomophobie », cette peur maladive qui s’empare de certaines personnes lorsqu’elles sont loin de leur joujou. Heureusement, rien d’irrémédiable ! Le docteur Christophe Cutarella, psychiatre, addictologue et président du Groupe de recherche en alcoologie et addictologie de Provence (Graap), nous explique comment prendre ses distances.

 

Il est des gestes que l’on fait machinalement, sans presque s’en rendre compte, comme éteindre la lumière, fermer la porte à clef. Ou consulter son téléphone… en moyenne 26 fois par jour ! Un vrai réflexe. D’après l’enquête 2018 de l’UFC-Que choisir intitulée « Vous et votre smartphone », les Français passent quotidiennement 1h16 sur leur appareil. C’est là encore une moyenne, ce qui signifie que certains restent scotchés bien plus longtemps à leur écran. Hypnotisés même, au point de ne pas réussir à décrocher sans ressentir une certaine anxiété. Il y a un mot associé à ce phénomène : la nomophobie. Ce terme vient de l’anglais « no mobile phone phobia », et désigne « la peur ou l’inquiétude ressentie à l’idée de se trouver sans téléphone mobile ou d’être dans l’impossibilité de s’en servir », d’après la définition du Cambridge Dictionary. C’est grave, docteur ?

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