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En mauvais état, l’abbaye de Sénanque en appelle aux dons

 

Par Coralie Bonnefoy

Dans le Vaucluse, la superbe église abbatiale du XIIe siècle menace de s’effondrer. Il manque encore 350 000 euros à la communauté cistercienne qui y vit pour financer les quelque deux millions d’euros de travaux à réaliser.

 

En mauvais état, l’abbaye de Sénanque en appelle aux dons 4Elle a l’air tellement solide, éternelle, posée au creux de son vallon, à quelques kilomètres de Gordes. Pourtant, depuis le mois de juillet dernier, l’abbaye de Sénanque se sait en péril. Une étude menée par l’Architecte des bâtiments de France (ABF) ne laisse alors pas place au doute. « Les murs Ouest et Est s’écartent par le haut et il y a déjà une différence de 9 centimètres entre la pile des murs et leur point le plus élevé », explique Pierre-Yves Rinquin, l’intendant de la communauté cistercienne, qui a fondé l’abbaye au XIIe siècle. L’œuvre du temps, mais aussi d’erreurs humaines passées, qui fragilisent désormais l’église au point que son effondrement est possible. La nef de l’épuré et élégant édifice roman est désormais interdite au public. Et pour cause. « Quand vous voyez des pierres tomber de la voûte et éclater au sol… l’inquiétude est là », poursuit l’intendant, qui pointe aussi les lézardes qui sillonnent le mur Est et le pignon Sud.

 

« Il nous manque encore 350 000 euros… »

Pour conforter la superbe voûte de seize mètres, « il faut soutenir le mur collatéral Est par l’ajout de cinq contreforts ; et reconnecter les façades pignons au reste par des injections de fibre de verre », détaille Pierre-Yves Rinquin. Un chantier d’importance au coût… tout aussi imposant. « Les travaux ont été En mauvais état, l’abbaye de Sénanque en appelle aux dons 2évalués à quelque deux millions d’euros », poursuit l’intendant. Pour l’heure, la communauté et les collectivités territoriales ont réussi à réunir plus des trois-quarts de la somme. « Il nous manque encore 350 000 euros… »

Pour les dénicher, les sept moines qui vivent dans l’abbaye, « un peu désespérés », ont fini par opter pour deux cagnottes sur les sites de financement participatif Credofunding et Dartagnans.

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