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La Maison Lazare héberge des femmes de la rue

Par Marie Le Marois, le 6 septembre 2021

Journaliste

[au fait !] Le projet Lazare est animé d’une idée simple : les personnes SDF ont besoin d’un toit mais aussi de relations humaines. L’association leur propose de cohabiter avec de jeunes actifs, dans un esprit fraternel et égalitaire. Dix maisons existent en France. Focus sur celle de Marseille.

 

Depuis notre reportage, en décembre 2018, la Maison Lazare à Marseille a essuyé pas mal de tempêtes. Ancrée Porte d’Aix depuis quatre ans, la colocation solidaire a été délogée, l’immeuble menaçant de s’effondrer. Leur nouveau refuge, à Malpassé, avait tout pour plaire : une grande bastide, un jardin, des barbecues. Oui mais voilà, le plafond du salon s’est effondré.

 

Un immeuble, trois appartements
La Maison Lazare héberge des femmes de la rue 2
@Lazare.

Deux ans se sont écoulés avant que Lazare national trouve un nouveau lieu – un immeuble près de La Joliette – et s’occupe des travaux. En plus de l’appartement des hommes (neuf personnes), il en compte un deuxième pour les femmes (six personnes) et un troisième pour les nouveaux responsables de la maison, Soline et Simon.

Mariés depuis 14 ans, le couple cherchait « un engagement à vivre à deux et qui fasse partie de notre quotidien », souligne Soline. Un engagement en plus de leur activité professionnelle – commercial pour lui et éducatrice spécialisée pour elle. Actuellement cette quadra est en congé maternité car une petite Teresa a vu le jour en mars. Le premier enfant pour le couple comme pour Lazare Marseille.

 

Volontaires et accueillis
La Maison Lazare héberge des femmes de la rue 1
@Lazare. Simon, Soline et leur petite Teresa.

Tous les colocataires ont été trouvés. Les personnes de la rue – les ‘’Accueillis », en lien avec les travailleurs sociaux et différentes associations. Et les jeunes professionnels – les ‘’Volontaires », via le réseau Lazare.

« Ce sont des jeunes qui habitaient déjà Marseille ou qui viennent d’arriver. Nous en avons même qui viennent exprès pour le projet Lazare et qui cherchent un travail à Marseille », détaille la jeune femme, enthousiaste.

 

Mêmes droits et mêmes devoirs pour tout le monde 

Comment est financé ce beau projet ? De nombreux dons ont afflué pour les travaux. Quant au loyer, chaque colocataire paye le même (320 euros charges comprises et 80 euros pour la nourriture), sachant que les ‘’Accueillis’’ bénéficient du RSA et des APL. Ce principe égalitaire vaut également pour les différents tâches inhérentes à une coloc’.

Les hommes emménagent fin septembre et les femmes, début novembre. Dans la foulée démarreront goûters et déjeuners de l’amitié, ouverts à tous, une fois par mois. ♦

 

  • Leurs besoins : électroménager, canapés et bénévoles/amis de la maison. Rejoignez la page Facebook ici.

 

  • À (re)lire : notre reportage sur Les Maisons Lazare

Mieux que le foyer, la coloc entre sans-abris et jeunes actifs

 

Et aussi… Une nouvelle maison inédite à Sarrians : la Bastide.

Lazare lance un nouveau concept dans une belle maison au cœur du Vaucluse.

L’idée ? Accueillir les membres de la grande famille Lazare dans toute la France à venir passer quelques jours pour se repose, se mettre au vert, faire des rencontres…

À sa tête, Clémence et Vincent Nicollet – que nous connaissons bien à Marcelle car il était directeur d’Acta Vista (lire ici). Ils vivront sur place avec leurs trois enfants et sept colocataires dont trois  »Accueillis ».

Pour les rejoindre, fiche ici.

 

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