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Tourisme #5 : Des vacances en vert et bleu

Par Juliette Pic, le 6 août 2021

Entre vestiges du Moyen âge et festival international de cinéma, dans un environnement préservé, le village de Lama est la seule Station Verte de Corse. © Fédération Stations Vertes

Vous êtes plutôt mer ou plutôt montagne ? Pour profiter de l’un comme de l’autre et savoir où aller pour des vacances responsables, il existe des labels : pavillon bleu ou station verte, suivez le guide !

 

Ah, la richesse des paysages de la France ! Enviée par le monde entier, cette diversité attire toujours plus de vacanciers. Le problème du surtourisme et du respect de la nature et de l’humain se pose de plus en plus régulièrement.

Alors où aller, pour des vacances locales et responsables et dans des zones préservées ? Deux labels historiques sont particulièrement adaptés à notre région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le label Station Verte récompense les villes qui valorisent particulièrement leur terroir. Et le Pavillon Bleu, label international qui garantit une bonne gestion environnementale des plages et ports.

 

Station Verte, le premier label d’écotourisme en France

Créé en 1964, le label Station Verte regroupe des territoires « proposant des séjours porteurs de sens, en faveur d’un tourisme nature, authentique, humain et respectueux de l’environnement », comme il se définit lui-même. Il favorise un tourisme doux, ancré localement et qui vise, aussi, à protéger le cadre de vie et le bien-être des habitants.

Aujourd’hui, il existe plus de 500 communes estampillées Stations Vertes, dont une dizaine hors métropole. « Il y a chaque année des départs et des entrées, mais globalement le solde est positif », explique-t-on à la Fédération des Stations Vertes. Des six premières, il ne reste que Villars-les-Dombes, dans l’Ain, et Murol, dans le Puy-de-Dôme.

Pour autant, la fédération n’a presque jamais retiré de labels. Pour elle, « cela résulte de choix économiques ou politiques des communes. Parfois, les stations anticipent qu’elles ne répondent plus à tel critère et demandent une mise en suspens le temps de s’améliorer ».

 

Des critères et une marge de progression

Et, de fait, les communes concernées doivent s’améliorer et donner des gages de leur évolution au fil du temps.

Pour être labellisées, elles doivent remplir près de 40 critères réunis au sein de 10 engagements. C’est, notamment, la mise en valeur du patrimoine culturel, la création d’un cadre paysager, des loisirs en pleine nature, une offre touristique à l’année, une proposition pour les familles, ou encore « l’accessibilité tarifaire pour tous ».

Elles signent ensuite une charte des Stations Vertes et s’acquittent d’une cotisation comprise entre 850 et 2850 euros selon leur taille.

Tous les deux ans, le label exige une autoévaluation. Les villes doivent juger de l’évolution de leur situation et de leur marge de progression. Mieux : chacune doit se choisir trois domaines dans lesquels elle compte avancer.

 

Un choix politique

Si la Fédération des Stations Vertes propose d’accompagner ses labellisés autour de « la mise en réseau des acteurs locaux autour d’une offre de slow tourisme », certains labellisés peinent à se sentir impliqués.

Tout près d’ici, à Gémenos, Station Verte depuis 2010, les contacts avec la Fédération sont rares et l’aspect support est peu présent. Le label apporte très clairement « une image et une notoriété supplémentaires », et résulte surtout d’un choix politique.

Tourisme #5 : Des vacances en vert et bleu. Le Domaine Départemental de Saint-Pons, à Gémenos. © Parc Naturel Régional de la Sainte Baume
Le Domaine Départemental de Saint-Pons, à Gémenos. © Parc Naturel Régional de la Sainte Baume

Être labellisée Station Verte représente moins une volonté d’améliorer la fréquentation touristique, que l’affirmation de son engagement de territoire durable. « Au-delà du tourisme, le label Station Verte correspond aux attentes de tous, y compris des habitants affirme la Fédération. Notre positionnement est toujours le même : évadez-vous près de chez vous. Et depuis quelques années, cela correspond aux attentes ».

Au Castellet, dans le Var, labellisé depuis 2008, on regrette un peu que le label n’ai pas plus d’audience auprès du grand public, qui le connaît mal. « La Fédération ne travaille pas assez sa communication en direction des touristes. C’est dommage parce qu’on pourrait vraiment plus s’en servir et le mettre davantage en avant ».

 

Pavillon bleu, un label international pour les littoraux

Créé en 1985 par l’ONG Teragir, le Pavillon Bleu atteste de la prise en compte du développement durable par un port, ou de la gestion environnementale pertinente d’une plage.

Le label, qui base ses critères de sélection sur les 17 objectifs développement durable des Nations-Unis, ou ODD, est loin d’être anecdotique. Il permet au voyageur de trouver une plage ou un port accessible aux personnes à mobilité réduite, qui propose des actions d’éducation à l’environnement, gère ses déchets et l’eau de manière exemplaire, et informe convenablement les visiteurs.

Il existe d’ailleurs une application, pour permettre de retrouver facilement les Pavillons Bleus autour de soi.

 

 

Les stations vertes hissent le Pavillon Bleu

Chaque année, le nombre de labellisés augmente. En 2021, 410 plages, 196 communes et 115 ports de plaisance français ont obtenu cet écolabel international. Dans notre région en Provence-Alpes-Côte d’Azur, on recense 94 plages et 32 ports de plaisance estampillées Pavillon Bleu, dont quatre nouveaux lauréats cette année : les plages de Bandol, Berre l’Etang et Roquebrune-sur-Argens, et le port de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Non loin de là, notre cousine l’Occitanie compte quant à elle 109 plages et 21 ports de plaisance labellisés, dont 7 de plus en 2021, parmi lesquels La Salvetat-sur-Agoût ou Marseillan.

Tourisme #5 : Des vacances en vert et bleu. Double labellisé Station Verte et Pavillon Bleu, la commune de Treignac s’engage pour son patrimoine culturel et naturel. © Treignac
Double labellisé Station Verte et Pavillon Bleu, la commune de Treignac s’engage pour son patrimoine culturel et naturel. © Treignac

Un certain nombre de ces plages et ports sont installés dans des communes labellisées Station Verte. C’est le cas de Treignac, en Corrèze.
« Avoir les deux labels, c’est valorisant, cela dit quelque chose de la commune. Bientôt nous aurons aussi le label Village Étoilé. Chez nous, la nature passe avant tout. Avec ces labels, les visiteurs ne peuvent pas passer à côté ! » s’amuse-t-on à la mairie.

Après des années d’accords tacites, la Fédération des Stations Vertes et Teragir sont officiellement partenaires depuis 5 ans. Le premier label d’écotourisme en France est devenu membre du jury Pavillon Bleu et les deux entités travaillent ensemble sur la mise en avant de destinations particulièrement engagées. « Nous allons dans la même direction par des chemins différents : nous sommes complémentaires », indique la Fédération des Stations Vertes.

Cette année, 32 Stations Vertes ont été labellisées Pavillon Bleu. Parmi elles, nous avons compté 5 destinations à moins de 230 km de Marseille… Nous vous laissons choisir où vous passerez votre prochain week-end ! ♦

 

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