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Restez en vacances !

Par Guylaine Idoux

Journaliste

[Série] Le tourisme après le Corona #2. Et si l’on devait de ne plus « partir en vacances » mais y « rester » ? Le Covid-19 fait peser bien des incertitudes sur notre été. Deux possibilités : se lamenter ; ou en profiter pour penser autrement et faire d’une contrainte sanitaire une occasion de réinventer les vacances. Temporairement ou pas.

Pour être tout à fait honnête, à l’heure d’écrire ces lignes, j’aurais dû être dans une maison de l’Oxfordshire. Une parenthèse campagne anglaise, intercalée entre un reportage à Rome pour un guide gastronomique et un autre à Copenhague pour un guide tout court. Au programme : Marseille-London sur Easyjet, location d’une voiture sur Autoescape, échange de maisons sur Homeexchange (autre sujet à venir dans Marcelle), puis album souvenir commandé sur Cheerz ou Lalalab, avec clichés du fiston dévorant un fish and chips, le mari au pub devant une pale ale, bibi avec Shaun the sheep dans les prés. Peut-être même quelques clins d’œil bien choisis sur Facebook, participant, à notre humble niveau, à faire du tourisme l’une des industries mondiales les plus créatrices de richesse -et de pollution- pour la planète. Et puis… le corona. Et patatras. Les vacances, ce sera à la maison, en famille et basta.

 

À moins de 100km de chez nous
Jours de confinement S#8 1
Redécouvrir sa propre ville. Les classiques (ici la Corniche à Marseille) comme d’autres pépites cachées (on vous laisse inventer).

Déçue ? Pas vraiment, en fait. Bien sûr, le contexte sanitaire est terrible. Mais au-delà, ces vacances-là, celles de l’immobilité, de la lecture et des rêveries en pyjama, je les avais souvent appelées de mes vœux sans jamais m’y résoudre. Toujours un coin à voir, une découverte à faire, des amis à retrouver… Et puis… Un tiers de la population mondiale confinée. Des éditorialistes qui s’inquiètent d’une possible remise en cause, à long terme, de la libre circulation dans l’espace Schengen. Un président de la République, qui, le 5 mai, annonce qu’il est trop tôt pour dire si l’on aura des vacances. Et puis une limitation de la libre-circulation, dont nous, Français, avons toujours pu jouir sans entraves (contrairement à une bonne partie de la population mondiale, mais c’est une autre histoire). Aujourd’hui, nos déplacements sont limités à 100km autour de notre domicile. Même les plages pourraient rester fermées !

 

L’ère du voyage intérieur ?

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