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Voyager sans avion, mais oui c’est possible !

Par Guylaine Idoux

Journaliste

[Au fait !] Marcelle vous l’avait prédit : finies les vacances à l’ancienne et leurs excès, à commencer par le sur-tourisme et le low-cost à tout crin. Un œil sur les nouveaux titres apparus ces derniers jours en librairie le confirme, à commencer par « Voyager sans avion », co-écrit par Audrey Baylac et Cindy Chapelle, deux adeptes de la slow-attitude.

Les deux jeunes femmes appliquent le concept à l’un des secteurs les plus polluants de la planète, le tourisme à toute vitesse, quelle qu’en soient les conséquences pour l’environnement (écologique, social, économique…) ! Au-delà d’accompagner la prise de conscience en cours, cet ouvrage a l’intérêt de proposer des pistes, certaines évidentes (la marche à pied, le vélo, en train), d’autres plus originales (le road-trip en van, le voyage en cargo, le cheval…). Certains conseils semblent un peu remâchés, tel cette suggestion sur Copenhague ou Amsterdam à vélo : rien de neuf sous le soleil, et surtout, cela n’empêche ni l’avion, ni le sur-tourisme, surtout à Amsterdam, où les premiers groupes de protestation contre les effets néfastes du tourisme sont apparus. Mais au-delà de ces quelques bémols, l’ouvrage a le mérite de poser les bonnes questions (quels sont les effets du voyage à tous prix, comment envisager d’autres pistes de vacances ?) et d’esquisser quelques réponses (une mine d’idées pour voyager autrement). D’un point de vue plus global, la parution de ce type d’ouvrage est une bonne nouvelle : le confinement et les -nécessaires- limitations à notre liberté de circulation ont accéléré une mutation déjà en cours, celle du tourisme, qui va devoir à son tour faire sa mue. Et nous avec.

« Voyager sans avion » (21 euros), de Audrey Baylac et Cindy Chapelle, illustrations de Marcel, éd. Plume de Carotte.