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« Des médiateurs pour prévenir le fléau de l’isolement des séniors »

Par Marie Le Marois, le 23 février 2020

Journaliste

[Aux urnes] #7 Éric Bobet, 56 ans, directeur d’Aidadomi – entreprise engagée d’aide à domicile – et représentant départemental de la Fédération des Services aux Particuliers (FESP). À ce titre, il participe aux travaux sur la future loi « Grand âge et autonomie ». 

 

eric-bobet-aidadomi-marseilleSon état des lieux : « Marseille compte près de 870 000 habitants. Les plus de 75 ans représentent 10% de la population. En 2050, leur nombre aura doublé. À Marseille toujours, 5,5 % des 75-84 ans et 18,5 % des 85 ans et plus sont dépendants. Le nombre de personnes dépendantes est en constante augmentation. Cela signifie que la ville doit affronter la hausse des personnes âgées dépendantes, faire évoluer le regard de ses concitoyens sur le grand âge et proposer une offre appropriée. Or, de l’avis des professionnels, celle-ci est à bout de souffle. Nous manquons notamment de personnel qualifié qui aime son métier ».

 

Ses 100 premiers jours à la mairie : « Je m’emploierai à revaloriser le métier d’aide à la personne pour susciter des vocations, notamment en faisant sa promotion dans les lycées mais aussi auprès des accompagnateurs du retour à l’emploi. Ce très beau métier est souvent mal considéré.

Je m’attellerai à la simplification du système d’accompagnement en créant un guichet unique en concertation avec l’ARS (Agence Régionale de Santé) et le département. Actuellement, la personne âgée (ou son aidant) est obligée de s’adresser à des structures différentes pour obtenir les différentes aides – maintien à domicile, aide-ménagère, allocation logement… C’est un vrai casse-tête.

J’investirai dans la lutte contre la perte d’autonomie. Je formerai notamment les acteurs de soin de proximité (infirmier, kiné, assistante sociale…) à mieux prévenir la fragilité.

Je mettrai tout en œuvre pour ‘’le bien vieillir’’, notamment en développant des logements décents et adaptés pour que la personne âgée encore autonome se sente au maximum chez elle. On sait aujourd’hui que, dès lors qu’elle rentre en établissement spécialisé, son espérance de vie diminue. Comme logement adapté, je pense aux résidences autonomie mais aussi aux habitats intergénérationnels : étudiants, familles, séniors vivent séparément mais dans un même ensemble résidentiel. Ces systèmes permettent aux séniors de rompre leur isolement qui est un vrai problème actuel. D’ailleurs, je mobiliserai les solidarités de proximité pour prévenir ce fléau. Pourquoi ne pas développer des médiateurs sociaux, les mêmes qui oeuvrent dans les cités pour les bailleurs sociaux marseillais ? » ♦

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