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Le mois des femmes homeless

La journée des droits de la femme a été l’occasion d’exhumer de drôles de chiffres. Dont celui-ci, peu connu et glaçant : les femmes représentent près de 40% des personnes sans domicile (chiffre INSEE 2012 portant sur les femmes francophones). Elles subissent souvent un phénomène appelé ‘’l’invisibilisation’’. La violence et la discrimination qu’elles connaissent dans la rue ainsi que leurs conditions de vie (trouver un hébergement réservé aux femmes, des toilettes, de quoi se laver ou même gérer ses règles) font de leur quotidien un parcours compliqué. « Et les incitent à se faire le plus discrètes possible, ce qui peut passer par une grande masculinisation« , relève Yahel Guérin, directrice de La Cloche à Marseille.

Cette association (antenne de la Cloche nationale qui depuis 2014 lutte contre l’exclusion des personnes les plus isolées) a donc décidé de faire de mars le mois des droits de la femme. En transformant notamment des commerces solidaires en lieux d’accueil des femmes du quartier avec et sans domicile. Cela commence dès aujourd’hui avec un atelier au restaurant Les Grandes Gueules, de 15h à 18h. Une vingtaine de femmes sans logement sont attendues par d’autres femmes, venues en voisines ou issues du monde associatif, pour un moment d’échange. Il y aura également une masseuse, des étudiantes en manucure, des dons de l’association Féminité sans abri.

Mardi 17 mars dans l’après-midi, un second atelier se tiendra, sur le même modèle, au bar-brocante Joli Rouge.

Pour finir, une invitation adressée à nous toutes et tous avec la projection du film “les Invisibles” de Louis-Julien Petit, au cinéma le César, à Marseille, dimanche 22 mars à 15h30 (gratuit sur inscription ici). La Cloche Sud propose un temps d’échange à l’issue de la séance – discussion, partage, et témoignages. ♦

 

  • À relire, notre article sur la Cloche sud.

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