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La crise les place en première ligne #3

Par Olivier Martocq

Journaliste

[Série] Au-delà des entreprises sans lien direct avec la santé qui ont bénéficié par ricochet de ce contexte inédit #1. De celles qui se sont réinventées pour continuer à exister #2. Pour ce troisième volet, focus sur ceux qui essaient d’en limiter l’impact en apportant leurs compétences : les experts-comptables, avec Lionel Canesi, et le Medef local, avec Philippe Korcia.

Récession historique, chômage massif, déficit record, dette exponentielle, valse des milliards, trois révisions budgétaires en trois mois… En dehors des spécialistes – qui, comme pour les médecins sur la pandémie, ont des avis différents voire contraires -, il est très difficile d’appréhender ce qui se profile dans les régions. Parole donc à ceux qui, les mains dans le cambouis, apportent de par leurs fonctions une analyse et une aide quotidienne au tissu économique locale.

 

Philippe Korcia : « Pour l’instant c’est l’État qui nous perfuse ! »
La crise ne les a pas impactés… au contraire ! #3 1
Philippe Korcia, président de l’UPE13

Élu Président de l’Union patronale des Bouches-du-Rhône (UPE13) le 28 mai dernier, encore président de l’URSSAF PACA, il porte cette double casquette qui lui permet de faire une analyse précise de la situation économique locale. « L’État a pris la mesure de la crise, d’où les prêts garantis aux entreprises (PGE), l’instruction donnée aux banques de décaler les remboursements de crédits et, bien sûr, le chômage partiel ». La fin du confinement l’inquiète car dans un des secteurs essentiels pour la région, le tourisme (soit 13% du produit intérieur brut du territoire) ne repart pas, alors qu’il impacte restauration, hôtellerie, transports, agences de voyage, camping, nautisme…

Dans l’industrie, trop souvent passée sous silence alors qu’elle génère dans le département plus de 80 000 emplois, les entités comme Arcelor ou Airbus tournent encore à 50%. « Mais le vrai risque concerne notre tissu de PME et TPE, les 110 000 entreprises de moins de 20 salariés. 25 000 d’entre elles sont sous la menace d’une procédure de dépôt de bilan ».

 

L’État doit pousser la logique jusqu’au bout 

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