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Inceste #3 : traiter les agresseurs pour éviter la récidive

Par Marie Le Marois

Journaliste

La société a le devoir d’accompagner les victimes d’inceste. Mais si elle veut enrayer ce fléau, elle doit également soigner les auteurs, aussi innommables soient leurs actes. Le documentaire ‘’Le Sous-sol de nos démons’’, réalisé par Fanny Fontan, révèle que les agresseurs sont des ‘’monsieur Tout-le-monde’’, souvent dans le déni et parfois eux-mêmes victimes dans leur enfance. Le film a été tourné dans une unité de soins pionnière, à l’hôpital Lapeyronie à Montpellier. 

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Quand Feriel Alouti, sa co-autrice lui a proposé le sujet, la première réaction de Fanny Fontan fut la colère. Comment des médecins peuvent-ils aider les auteurs alors que les victimes « doivent se débrouiller toutes seules » ? Comment peuvent-ils « faire du bien à des personnes qui font du mal » ? Pour cette autrice-réalisatrice, c’était « un peu la double peine pour les victimes ».

Elle sortait alors à peine de son magnifique documentaire intimiste ‘’N’en parle pas, c’est un secret’’, sur le parcours de résilience des « survivants » d’inceste. Il lui était impensable de passer du côté des agresseurs. Encore moins d’envisager l’humain derrière ces monstres. Dans l’image collective, la seule réponse au « pire crime, moralement et socialement » est de les « castrer » ou les mettre en prison à vie. Pour purger l’horreur. Pour protéger nos enfants.

Pourtant, elle a fini par changer d’avis et vient de réaliser le documentaire ‘’Le Sous-sol de nos démons’’.

[voir l’extrait de N’en parle pas, c’est un secret, film intimiste de Fanny Fontan sur l’inceste ]

 

Accompagner les auteurs est d’utilité publique
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@patrick Gherdoussi. Fanny Fontan, réalisatrice  »Le sous-sol de nos démons »

La rencontre avec Magali Teillard-Dirat, psychologue clinicienne, et Mathieu Lacambre, psychiatre, a achevé de la convaincre. Ces deux spécialistes en criminologie et victimologie travaillent au CRIAVS de Montpellier, qui a créé en 2010 une unité de soins pour les personnes présentant des déviances ou perversions sexuelles.

En dix ans, le nombre de consultations n’a fait que doubler tous les deux ans avec, aujourd’hui, plus de 400 personnes suivies.

Il apparaît à la réalisatrice que soigner les auteurs est  « d’utilité publique ». Si « on les plonge dans l’abîme, comment éviter la répétition ? »

En dix ans, environ 800 agresseurs de mineurs et de majeurs ont été suivis, chiffre qui dépasse le millier avec les consultations en milieu carcéral.

 

La répétition des violences sexuelles repose sur le silence

Car l’histoire le montre : les violences sexuelles sur mineur ne datent pas d’hier et se répètent indéfiniment. Sans que rien ne modifie cette spirale infernale, car elle repose sur le silence. Surtout dans le cas d’inceste, comme l’explique Dorothée Dussy, anthropologue et auteur de l’ouvrage Le berceau des dominations, anthropologie de l’inceste.

Heureusement, la parole se libère depuis quelques années et révèle l’agresseur tapi sous des personnalités connues  – le photographe David Hamilton, l’écrivain Gabriel Matzneff, l’entraîneur Gilles Bayer, le sculpteur Paul L’évêque ou le constitutionnaliste Olivier Duhamel. Il existe aussi des agresseurs moins connus, mais tout aussi abjects, comme le chirurgien Joël Le Scouarnec.

C’est avec la vague #metooinceste, qui déferle depuis le 16 janvier, que le grand public prend vraiment conscience de la banalité de ce mal. Elle est née suite à la parution du livre de Camille Kouchner, ‘’La Familia grande’’. Un livre terrifiant et bouleversant qui apporte un éclairage nouveau sur les tentacules du silence (voir bonus).

 

Majoritairement dans les familles

Ces violences sexuelles sont commises dans 80% des cas dans le cercle familial. Mais contrairement à certaines réactions qui affluent depuis les révélations de Camille Kouchner, ces abus ne sont pas liés à une époque (Mai 68), une couleur politique (‘’gauche caviar’’) ou un milieu social (‘’intelligentsia parisienne’’).

C’est un ‘’crime de lien’’ qui touche toutes les familles. Tout comme le silence de la victime et l’omerta familiale qui en découle. Il est vrai, en revanche, que la libération sexuelle a permis à des personnalités d’assumer au grand jour leur attirance pour les enfants et de l’étaler sur la place publique. Avec, comme conséquence, la banalisation de cette déviance. Dans le documentaire de Fanny Fontan, deux auteurs confient que les propos de Matzneff les ont « influencés ». Glaçant.

 

Démystifier le monstre pour comprendre et prévenir

Qui se cache derrière ces hommes ? En cherchant les raisons qui les ont poussés à commettre de tels actes, le risque n’est-il pas d’humaniser ces monstres ? Pour Fanny Fontan, « essayer de comprendre, ce n’est pas excuser mais prévenir ». Décortiquer le passage à l’acte peut en effet éviter sa répétition et, par ricochet, permettre aux victimes de se réparer.

Pour être au plus près de la réalité des agresseurs, la réalisatrice en a suivi une dizaine pendant un an en prison et à l’hôpital Lapeyronie, au deuxième sous-sol – « un endroit enfoui, enterré, à l’abri des regards ». Tout un symbole qui souligne « qu’on ne veut pas les voir ». Ces hommes, « le plus souvent enfermés dans leur déviance », se confient à la psychologue Magali Teillard-Dira, lors d’entretiens individuels ou de groupes de parole (voir parcours de soin en bonus).

Parmi les auteurs rencontrés, Fanny Fontan en filmera quatre. Ils ont effectué leur peine de prison ou sont en attente de leur procès. Un seul est derrière les barreaux. « Les personnes que nous recevons sont majoritairement en obligation de soins. C’est-à-dire condamnées à un suivi psychiatrique. Mais 20% viennent librement, soit parce qu’elles ont terminé leurs obligations judiciaires, soit parce qu’elles consultent avant de passer à l’acte», précise le Dr Lacambre.

 

Ces « monsieur Tout-le-monde » sont rarement des pédophiles
Extraits de  »La Familia Grande » de Camille Kouchner

La première chose que la réalisatrice pointe est que « les gros pervers », les « prédateurs ou marginaux », sont minoritaires. La plupart de ces hommes sont bien intégrés socialement, ont un métier, une vie de famille, des hobbies, parfois des enfants.

Ils ne sont pas fous, « ne sont pas atteints d’une maladie quelconque ». Et ont une autre sexualité, normale, adulte. Ce dernier aspect les différencie des pédophiles dont la sexualité est unique, axée uniquement sur les mineurs.

Ce sont par ailleurs des « mecs bien », bons pères, maris, professeurs. Dans son livre, Camille Kouchner parle de ce beau-père qu’elle aimait « comme un père ». « Il m’encourageait pour tout. Il me portait, me rassurait, me donnait confiance ».

 

Ce sont nos pères, nos frères mais aussi nos mères

Ainsi, les agresseurs « ne sont pas des monstres mais nos pères, nos frères, nos oncles… », égrène Fanny Fontan. Ce crime est perpétré en majorité par des hommes, 95% selon une note de l’ODPR. Dans les faits, la proportion de femmes agresseurs est plus importante, selon les associations. Ce sont nos mères, nos sœurs, nos grand-mères ou grands-tantes, comme en témoigne Sophia Antoine. Sous couvert de soins, l’auteur assouvit ses pulsions en pratiquant des toilettes intimes trop fréquentes, prise de température inutile…« C’est du Nursing pathologique », précise Randal Do, présidente de l’antenne marseillaise Face à l’inceste.

L’inceste féminin est le plus grand des tabous (‘’les femmes ont la fibre maternelle, elles ne peuvent par faire ça’’; ‘’ce n’est pas possible, elles n’ont pas de pénis’’….), comme l’explique parfaitement le psychiatre Jean-Michel Darves-Bornoz. Il en résulte que les victimes ont davantage de difficultés à réaliser qu’elles sont victime d’inceste, d’avantage de difficultés à en parler. Encore moins à déposer plainte.

Cette réalité de ‘’Monsieur et Madame Tout-le-monde’’ « fait peur » mais en même temps, si on ne l’intègre pas, on passe à côté de « ce phénomène d’autant plus grand et difficile à résoudre qu’il est subtil ».

 

Petit à petit, ça dérape
# Inceste 3 : traiter les agresseurs 2
 »N’en parle pas, c’est un secret », documentaire de Fanny Fontan sur les victimes.

Le mécanisme reste « toujours un peu le même ». Ces hommes et femmes prennent soin de leur proche. Leur donnent le bain, les emmènent à l’école, au poney, au ciné. Et puis, petit à petit, « ça dérape ». La limite, « le voyant rouge », ne s’allume pas. Et le geste devient insidieusement sensuel puis sexuel. Sans contrainte, souvent en douceur, « rarement avec brutalité ».

Parmi les agresseurs sexuels, il y a ceux qui pensent avoir « une relation particulière avec un enfant », détaille Mathieu Lacambre – ils se sentent proches, amoureux, c’est leur préféré… D’autres agissent « par opportunité » – ils se sentent seuls, manquent d’affection, prennent l’enfant qu’ils ont ‘’sous la main’’. Les agresseurs sexuels pédophiles, eux, assouvissent leur intérêt sexuel pour les mineurs.

Dominée par son affection et sa confiance en celui qui l’agresse, la victime se laisse faire. Et les auteurs croient qu’elle donne son assentiment. « Je pensais que, comme elle ne disait rien, elle était consentante », explique l’un d’entre eux dans le documentaire de Fanny Fontan.

 

Les agresseurs sont souvent dans le déni

Nombreux sont les ‘’incesteurs’’ à être dans le déni, « mécanisme de défense, de protection », précise Mathieu Lacambre. Pour eux, ils n’ont pas fait de mal, pas violé. Sentiment parfois conforté par le conjoint. Dans le cas de Camille Kouchner, sa mère, épouse de l’agresseur déclare lorsque le secret éclate que son fils n’a pas subi de sodomie mais « des fellations, c’est quand même très différent ». Et plus tard : « Il n’y a pas eu de violence. Ton frère n’a jamais été forcé. Mon mari n’a rien fait. C’est ton frère qui m’a trompée ». Retournement des rôles : la victime devient alors la coupable, celle qui séduit.

Tant qu’ils sont dans le déni, « les agresseurs ne prennent pas conscience de ce qu’ils font », affirme la thérapeute Simone Sabatié (spécialiste psycho-corporel, psychogénéalogie et constellations familiales), formatrice à l’association Stop aux Violences Sexuelles. Ils sont dans l’illusion – se persuadent qu’ils sont amoureux, par exemple. Leur stratégie pour asseoir le silence varie – de la complicité (‘’c’est notre secret à nous’’) à la menace (‘’si tu parles, ta mère ne le supportera pas’’). En passant par le chantage (‘’si tu viens, je t’aiderai à faire tes maths’’). Parfois aucun mot n’est nécessaire.

 

 

Poser des mots pour éviter le passage à l’acte

# Inceste 3 : traiter les agresseursIl est essentiel que l’inceste ait une réponse judiciaire, pour protéger le mineur bien sûr. Mais aussi pour que victimes et auteurs soient reconnus comme tels par la société, à défaut de l’être par l’agresseur lui-même (voir la répression de l’inceste en bonus). Mais le traitement de l’abus sexuel des enfants ne peut pas trouver de réponse dans la seule répression. Le parcours de soins, obligatoire pour toute condamnation, permet aux auteurs « englués dans leur déviance » de confier pour la première fois leurs actes.

« La difficulté pour eux, c’est de parler. Car si le secret s’impose à la victime, c’est le cas aussi pour l’auteur. La honte, la culpabilité consolident le secret », souligne Mathieu LacambreAlors quand il peut libérer sa parole, « c’est le soulagement ». Et le début d’un processus de guérison. « Quand on met des mots, on évite la plupart du temps les actes ».

Libérer la parole permet de conscientiser leur problème. Passer du déni à l’acceptation des faits. Mettre à distance. Déconstruire le passage à l’acte pour éviter la récidive. Réaliser les dégâts physiques et psychologiques sur la victime. Et peut-être s’excuser auprès d’elle pour toute la souffrance infligée. La meilleure des réparations.

 

Comprendre la genèse de cette déviance sexuelle et la déconstruire

Dans le documentaire, quand son patient évoque son « fantasme et son désir pour les petites filles », Magali Teillard-Dira lui indique que « ce n’est pas arrivé comme ça ». Le fantasme s’est créé à un moment donné dans sa trajectoire de vie.

L’idée alors est de conduire l’agresseur à « mettre bout à bout » son histoire autour de son penchant, pour comprendre sa genèse. Le patient évoqué plus haut évoquera son enfance dans un établissement religieux « où quelqu’un l’a approché ». Cette révélation ne surprend guère la psychologue : « pas mal d’auteurs sexuels ont subi des agressions durant leur enfance ».

 

Des auteurs souvent eux-victimes dans leur enfance
Dr Lacambre, psychiatre au CRIAVS de Montpellier

Une fois sur trois, les auteurs d’abus sexuels sur mineurs ont eux-mêmes été victimes, rapporte Mathieu Lacambre. Certaines études parlent de 50%. Mais ils ne s’en souviennent pas forcément, souvent en raison d’une amnésie post-traumatique (APT), mécanisme de défense qui fait disparaître tout souvenir de la mémoire.

« Plus l’enfant est jeune, plus il va être soumis à cette amnésie », observe Simone Sabatié de Stop aux Violences Sexuelles (voir atelier pour les auteurs dans bonus). Elle estime de son côté que « les auteurs ont vécu dans la plupart des cas, si ce n’est pas tout le temps, des agressions sexuelles dans leur enfance ou adolescence ».

Tue, cachée, enfouie, cette enfance bafouée n’a pas été réparée et a figé la victime dans cette position, qui peut alors développer des comportements déviants. Car, au moment de l’agression, explique Simone Sabatié, quel que soit l’âge, il se produit la plupart du temps un phénomène de sidération clouant la victime sur place. Ses émotions et ses sens sont bloqués.

 

Les victimes reçoivent de plein fouet une énergie meurtrière

La victime reçoit de son agresseur, explique Simone Sabatié, « une décharge ‘’d’énergie meurtrière’’ qui impacte son psychisme mais surtout son corps« . Comme une cocotte-minute, cette énergie meurtrière implose de l’intérieur, ce qui peut donner des maladies auto-immunes ou des scarifications, « tout ce qui va détruire le corps ». Ou explose à l’extérieur : la victime va reproduire ce qu’il a lui-même vécu, « souvent au même âge et souvent de la même façon ».

Cette donnée n’exonère en rien leur responsabilité, « elle permet juste de donner des explications », insiste Magali Teillard-Dira qui explique à ses patients que ce n’est pas parce qu’ils ont été dans la position de victime qu’ils sont obligés d’y rester. « Vous pouvez décider de changer de place. De la même manière que vous pouvez transformer vos fantasmes ». Pour qu’ils puissent évoluer, elle insiste pour qu’ils ne se voient pas comme un monstre, mais comme une personne ayant commis des actes monstrueux.

 

Evolution positive des soins…
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Un documentaire réalisé par Fanny Fontan sur les agresseurs sexuels de mineurs

Certains auteurs évoluent positivement dans leur parcours de soins à l’hôpital Lapeyronie. Ils comprennent la gravité de leurs actes, que ce n’était pas de l’amour, que la victime n’était pas consentante, qu’ils la détruisaient. Qu’ils la ‘’trompaient’’ : « le poney, le sport, l’école, c’est normal. Les attouchements, c’était en trop », observe l’un d’entre eux. 

Un autre réalise que son sentiment amoureux pour sa victime était une illusion. Qu’il confondait amour et sexualité. Que « finalement, la manipulation, c’est une autre [forme] de violence ». Qu’il n’aimerait pas être à la place des parents.

La psychologue approuve ces prises de conscience : « vous poser des questions signifie que vous êtes sur le bon chemin ».

 

… et rechutes

Toute la difficulté pour ces ‘’repentis’’ est ensuite de lutter contre leurs pulsions. Ils souffrent de leur déviance et craignent de repasser à l’acte, « expliquent que si c’était si simple à combattre, ils n’auraient pas tour perdu : famille, boulot… », rapporte Fanny Fontan. L’un des auteurs de violences, qui continue à venir bien qu’il ne soit plus sous obligation de soins, est « désespéré ». N’en voit pas « le bout », malgré la prise d’Androcur (médicament destiné à réduire les pulsions sexuelles).

Et puis, il y a les rechutes. Un autre patient lâche que le samedi précédent, il est retourné sur un tchat pédophile. Il a l’impression que les choses lui « échappent ». « Le fait de me laisser à des pulsions, je ne suis plus maître de moi. Du coup, après, je me dégoûte ». Un autre : « je suis en lutte. C’est une guerre permanente ».

 

Possible guérison ?

Alors, possible guérison ? « Je ne continuerais pas mon métier dans le cas contraire », soutient Le Dr Lacambre. Pour les auteurs d’agressions sexuelles incestueuses pris en charge, la récidive est de 1 à 3% dans les cinq ans (période critique). A contrario, les auteurs d’agressions pédophiles pris en charge récidivent de 10 à 12%, et ceux qui ne le sont pas, de 20 à 25% dans les cinq ans (le pédophile homosexuel avec violence étant le pire profil).

 

 

Agir à la source pour éviter que les auteurs ne passent à l’acte
Inceste-prévention-agresseur
Plateforme téléphonique à destination des personnes attirées sexuellement par les mineurs

Pour enrayer le fléau des abus sexuels sur les enfants, le plus efficace est d’agir à la source. Il faut accompagner les victimes pour qu’elles puissent se réparer et qu’elles ne deviennent pas à leur tour bourreau.

Il faut également intervenir auprès des personnes souffrant d’attirance sexuelle sur mineur avant qu’elles passent à l’acte. Mathieu Lacambre relate que, le plus souvent, les agresseurs avaient demandé de l’aide mais sans trouver de réponse, ni de ressource. « Les praticiens ne sont pas formés ou ne veulent pas accompagner ce type de public. Parce que c’est un crime immoral ou parce qu’ils ont peur d’être responsables d’une récidive », déplore Fanny Fontan.

Ces hommes et femmes se retrouvent alors seuls avec leur démon. Selon le psychiatre, 5 à 20% de la population générale ont des pensées ponctuelles à connotation sexuelle envers des enfants.

 

Une ligne d’écoute à destination des personnes attirées sexuellement par les enfants

Avec le soutien des équipes des CRIAVS, le Dr Lacambre a mis en place en novembre 2019, une ligne d’écoute nationale et anonyme, à destination des personnes attirées sexuellement par les enfants. Ce dispositif permet d’évaluer et réorienter les appelants vers des soignants, dans 52 départements pour le moment (voir bonus). Depuis l’ouverture de cette plateforme téléphonique, il y a eu 1200 appels dont 105 qui ont abouti à une prise en charge.

Pour reprendre les propos du Dr Lacambre, une personne prise en charge, « c’est une victime ou plusieurs victimes en moins ». ♦

 

Bonus [pour les abonnés] – Le documentaire ‘’Le Sous-sol de nos démons’’ – Parcours de soin pour les auteurs de violences sexuelles (AVS) – Unité de soins pour les AVS à Lille, Bordeaux, Perpignan et Montpellier – Ligne d’écoute sur tout le territoire – Un nouvel éclairage avec le livre  »La familiale grande » – Les mesures urgentes à prendre – Des ateliers thérapeutiques d’escrime pour les auteurs – Répression de l’inceste –

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